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Des délais de rendez-vous au délais de compte rendu

1904-1905 La radiologie est en plein essor, les demandes affluent, et il n’y a que 4 Laboratoires dans Paris, d’où une insatisfaction qui monte. Nous sommes à cette date en pleine polémique entre les médecins et les non médecins sur l’utilisation des rayons X à des fins médicales. Des réclamations arrivent au siège, au secrétariat général d’où une lettre de réponse du directeur de Necker et un document de Contremoulins daté du mois de mai 1905. je vous propose la transcriptions ci dessous en forme de tableau dont j’ai ajouté deux colonnes, le délais en jour entre la date du bon, la réalisation et la réalisation et la restitution de l’épreuve. Ce document concerne le service de la Maternité des Enfants malades, hôpital jouxtant Necker.

N° plaques Loc Bon rx Remise délais d’exam délais de remise remarques
6519,17,18 genou 28/01/04 05/02/04 06/02/04 8 1  
6860, 6961 pièces anatomiques 22/03/04 25/03/04 26/03/04 3 1  
7270,7271 pied enf 4 jr 14/05/04 16/05/04 28/05/04 2 12  
7372 pièce anatomique 24/05/04 26/05/04 28/05/04 2 2  
7432 bassin 18 mois 09/05/04 31/05/04 01/06/04 22 1 cette malade a été refaite 2 fois et n’a pu être obtenue qu’en étant endormie (sur la demande de Mr Porak) par un externe du service du prof Guyon.
7440,54,55,56 mensuration 31/05/04 01/06/04   1   Le service prévenu plusieurs fois n’est pas venu chercher le résultat
7692 bassin 18 mois 28/06/04 28/06/04   0   Le service n’est jamais venu chercher l’épreuve.
10853 main enfant 11 jr 16/04/05 20/04/05 16/05/05 4 26 Le service n’étant pas venu chercher le résultat, l’épreuve a été remise à madame …… sage femme du service.

Ce document n’a pas grande valeur sur le plan statistique compte tenu du nombre d’observation qu’il nous propose, cependant, on y trouve des éléments qui résonnent encore de nos jours.

La première observation que je voudrais faire porte sur le numéro d’ordre des radiographies, en 1905 au mois de mai, Contremoulins a déjà exécuté pas loin de 11 000 expositions.

La seconde c’est la variabilité du délais d’exécution de la radiographie: soit dans la journée à 8 jours, les 22 jours sont a prendre avec recul compte tenu de la remarque. Radiographier pour un bassin un enfant de 18 mois a cette époque , compte tenu des temps de pose, tenait de la haute voltige. On s’aperçoit au décours de cette observation que l’on anesthésiait les enfants des lors que la demande en était faite par le chef de service et que l’acte d’anesthésie était pratiqué par un externe du service de chirurgie…

La troisième remarque concerne les délais de remise, aujourd’hui nous dirions les délais de compte rendu. Lorsque Contremoulins parle de remise , c’est la délivrance d’un tirage positif (épreuve) de la plaque que lui conserve dans ses casiers. Ce qui implique une exposition et un développement , temps supplémentaire, au moins égal à celui d’une interprétation et d’une frappe de texte ! Si il tient à peu prés le délais de 24 h, une fois il le dépasse allègrement, pourquoi ?

Enfin, dans 3 cas sur les huit proposés à votre sagacité le service demandeur se désintéresse totalement de l’affaire malgré des relances. Cela nous ramène de vieux souvenir de comportement de certain service clinique…..

En guise de conclusion, sur cette brève des archives, certes l’histoire n’est pas un recommencement, mais reconnaissons qu’il existe des invariants !

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Les pérégrinations de M. Ménard avant d’être nommé chef de service à Cochin en 1908

Maxime Ménard (né en 1872) avant d’être à la tête du service de radiologie de Cochin qui va être créé en 1908 dans la période d’extension au 13 laboratoires à évidement un passé dans la discipline.

On a une trace de son passage au laboratoire d’électrologie de la Charité de Régnier, avant d’être reçu externe en 1897, fin 1899 démissionne de l’externat après une peine disciplinaire (voir sa fiche d’extgerne) ,mais aussi et j’ai envie de dire surtout deux documentes trouvés dans les Cotes 9 l consacrées aux Hôpitaux. Le premier document date du 14 novembre 1900, soit en gros un an après la création officielle des 4 laboratoires centraux (pour mémoire, Necker, Baudelocque, Salpétriere, St Antoine), Méanrd a 28 ans !

Lettre à Mr le Dr Mapias directeur de l’Administration Générale de l’AssistancePublique

le 14 novembe 1900
Mr le directeur

j’ai l’honneur de solliciter de votre haute bienveillance l’autorisation d’installer un laboratoire de radiographie à l’hôpital Cochin;Mr les chefs de service ont bien voulu appuyer ma demande de leur signature.
Les titres qui m’autorisent , Monsieur le directeur à vous demander cette faveur sont trois années d’externat passé dans le service de radiographie de l’hôpital de Charité, les huit mois durant les quels j’ai été préparateur du laboratoire central de Necker; messieurs les chefs de services de l’hôpital Cochin se sont montrés satisfait des épreuves que je leur ai présentées aussi ont ils voulu me juger digne d’assurer le bon fonctionnement de ce service.

Cette lettre me pose deux problème dont l’un de chronologie.
En effet M.Ménard indique dans cette lettre qu’il apassé 3 ans d’externat dans le service de radiographie de la Charité tenu depuis 1896 par Régnier, Hors d’aprés sa fiche d’externe il est reçu au concours qu’en 1896 et son premier stage se déroule dans le service de Danois 0 St Louis. Et jamais dans cette fiche il ne passe par la Charité. Mystère. Ou une hypothèse: Nommé à St Louis, jeune élève en médecine se passionne t’il à la nouvelle technique et va, «  bénévolement » travailler à la Charité. Les source que je posséde ne me permettent aujourd’hui d’éclairer ce passage.

Et chose plus étonnante, il sera préparateur de G. Contremoulins ! Je doit dire que là, je suis surpris, comment ces deux hommes se sont supportés, quand on connait l’ombrageux G. Contremoulins. Cependant, une lettre bizarre de Ménard au directeur me revient à l’esprit, dénonçant Contremoulins comme ayant des « Mouches » dans les services ou opére les médecins afin de que celui puisse d »montrer que se ne sont pas eux qui font les radiographies.

Il demande une audience au directeur, celle ci n’a laissé aucune trace découverte a ce jour dans les archives. A cette époque il habite 5 rue de Copenhague.

Le deuxième document le concernant provient d’un rapport sur le service du Dr Rieffel à l’hôpital Trousseau en 1905 (cote 9 L 165).
Ménard travaille dans ce laboratoire pour y préparer sa thèse de médecine sur le Bassin.

>Rapport signé de Maxime Ménard chargé du laboratoire du Dr Rieffel.

Début de fonctionnement le 14 janvier 1905
4 salles dont une pour la chambre noire
Matériel :
1 transformateur de 35 cm d’étincelles
1 interrupteur de Gaiffe
1 ampoule Chabaud gd modèle
1 ampoule Muller
1 soupape Chabaud.

Activité

Nombre de radiographie du 14 01 au 2/12/1905 = 910 + 90 faites pour porak à la maternité

Plaques consommées

13*18 : 521
18*24 : 286
24*30 : 103
Total: 910

Soit sur une base de 300 jours ouvrables par an, une moyenne de 3 expositions par jour.

Son matériel est classique pour un laboratoire « privé » en effet ce laboratoire ne fait pas partie des Laboratoires Officiels, subventionné par la Ville de Paris , qui ne reconnaît que les laboratoires centraux. Encore une fois , on a la l’exemple classique de la diffusion , à la sauvage, des laboratoires dans les services de médecine, il faut peu d’équipement pour monter, dans un placard un laboratoire de chimie et ou de bactériologie, pour la radiologie, l’équipement coute un peu plus cher, mais beaucoup de médecin chef de service « détournerons des subventions de leurs laboratoires pour faire vivre un labo de radiologie.

Ce rapport d’ailleurs accompagne une lettre de Rieffel daté du 13/01/1906 au directeur demandant la prolongation des subventions passées l’année précédente.

Il a 33 ans quand il va devenir chef de service à Cochin, et médecin thésé que depuis un an !

Sacré bonhomme

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De la notion de pudeur à Boucicaut

Ou comment obtenir des agrandissements de service.

L’hôpital Boucicaut, du au don de Madame, est ouvert en 1897. On est a la veille de la découverte des Rayons X. Il ne sera équipé que lors de la deuxième vague de fondation en 1908. Son premier chef de service sera Aubourg.

Comme d’habitude la radiologie sera logé dans un placard  dans le bâtiment des consultations.

La circulation entre les différentes entités des consultation ne va pas être au top durant au moins les 4 premières années.

Deux documents retrouvé dans la cote 9 L 54  nous permettent de jeter un œil sur les conditions de vie dans cet hôpital dit moderne : C’est en effet un des premiers hôpitaux pavillonnaire qui sépare non seulement les sexes, la medecine de la chirurgie, mais aussi les infectieux des non infectieux dans des pavillons indépendants. Mais la radiologie va naitre peu de temps aprés l ‘ouverture, et elle sera logée dans le bâtiment dit des consultations, innovation. La salle de radiologie sera dans un bout de la consultation, et pour y accéder :

Extrait de la réunion des chefs de service en octobre 1912

” une cause permanente de scandale existe à la radiographie. Tous ceux qui s’y rendent sont astreint en effet de passer par la salle de spéculum et ainsi , pour examen,  comme pour les femmes soumise à un examen intime , toute pudeur est violée. Dans la salle trop étroite de la radiographie et dans le petit couloir qui y méne , hommes et femmes à demi nus, se coudoient , s’entassent. Le spectacle est Inconvenant, la promiscuité inévitable ../..

Cet argument sera repris dans la demande, faite au Conseil de surveillance, d’extension de la radiographie , mais un deuxième tout aussi important et d’ailleur plalcé en premiere ligne dans l’argumentaire:

Or , étant donné les services quotidiennement rendus et ceux que l’on peut encore obtenir, le moment parait venu d’adjoindre a la radiographie qui seule fonctionne actuellement un service nouveau d’electrothérapie. tous les chef de la maison y sont également intéressé et le nombreux malades du quartier en tireraient un bénéficie certain .

L’administration, ne va pas obtempérer à la première demande d’extension appuyée sur le seul argument de la pudeur, mais à la seconde demande où les deux arguments sont conjoint (Rapport de l’inspecteur, et va décider de maniere “temporaire” , en attendant la reconstruction de la radiologie dans un autre espace, d’allouer cette salle dite de spéculum, à l’électrologie.

Cependant, Dujarier est contre cette « dépossession ». Qui a vu un chef de service content de voir réduire son territoire …..

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Un Mythe s’écroule ?

J’ai toujours trouvé dans les diverses publications que  j’ai exploré ou lu, le fait princeps concernant les expériences sur les Rayons X en france, Oudin et Barthélémy comme les premiers à avoir refait avec succés lors de la communication du  20 janvier , les manips de Roentgen. Pourtant, en dépouillant les sommaires de la Revue Internationale d” Electrologie je suis tombé sur cet article dans le numéro  de l’année de fevrier 1896 page 240

C’est le 14 janvier, nous disait M. Seguy, que votre confrère, M. Wilfrid de Fonvielle, m’apportant un numéro d’un journal devienne qui donnait un long compte rendu des expériences de Rôntgen, m’engagea à les répéter aussitôt. Je me mis à l’oeuvre, et il me fut facile, grâce aux indications précises que le joural publiait, de réussir.
Quelques jours après, M. Oudin en avait connaissance; je le rencontrai, et il me demanda de lui prêter mon ballon de Crookes, pour renouveler les expériences au point de vue médical. Par un oubli, dont M. Oudin m’a manifesté le
regret dans une lettre, son nom et celui de M. Barthélémy furent seuls cités par . Poincaré à l’Académie des Sciences, alors que M. Oudin n’aurait pu rien faire sans mon appareil.
Justement, le même jour, M. Lippmann présentait en mon nom, à la même académie, un ballon de Crookes perfectionné, qui démontrait la réflexion possible des fameux rayons cathodiques, donnant une phosphorescence sans incandescence ni élévation de température.
Depuis, j’ai fait de nombreuses photographies, différentes quant au détail des conditions des premières qui ont produit une si vive sensation.
C’est ainsi que j’ai pris une montre et une chaîne à travers une plaque d’aluminium, une lime clouée derrière un mur. On a fait aussi la photographie d’un os qui était rongé d’une carie interne. L’épreuve a donné en blanc toutes les cellules que la carie avait envahies.

Je sais que M. Oudin, préoccupé surtout par le côté médieal de l’invention, a tenté la photographie d’un enfant porté encore dans les entrailles de sa mère. Les ésultats n’ont pas été concluants.
Mais c’est là un demi-échec, dû simplement aux tâtonnements forcés de la première heure. On sera, sans nul doute, plus heureux .une autre fois. Nous ne sommes qu’au début, et déjà nous pouvons prévoir que nous aurons
(.bientôt des photographies dé thorax. Mais, pour obtenir un tel résultat, il ne audra pas oublier, à mon sens, d’établir un champ de rayons cathodiques, c’est à-dire un large espace produit par plusieurs appareils en batterie. La force de énétration de ces rayons en ’sera considérablement, augmentée et nous aurons
des épreuves d’une plus grande précision

Si on comprend bien le sens du texte, c’est Séguy, qui fut le pionnier, préparateur en physique, ila vait sous la main , tout ce qui lui fallaitpour tenter l’expérience, Mais en fait c’est Bien à Oudin et Bathélémy que la radiologie Médicale doit son acte de naissance en France.
Quelque travaux de Séguy publiés aà L’académie des science visible sur Gallica
1897-04-05 G. Seguy, E. Quénisset Action des rayons X sur le coeur; T-124 p: 790
1897-04-12 Foveau de Courmelles,G. Seguy Expériences faites sur un nouvel appareil cathodique, générateur de rayons X et à plusieurs ampoules greffées sur un même circuit gazeux T-124 p:814
1897-10-26 Gaston Séguy Sur un nouveau procédé pour obtenir l’instantanéité en Radiographie T-125 p:602 l
1897-10-26 Gaston Séguy, Émile Gundelag Sur une nouvelle ampoulé bianodique à phosphorescence rouge T-125 p:602
1904-07-11 G. Séguy Relation entre la pression du gaz dans un tube à vide et la longueur d’étincelle; par M. T-139 128

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Du nouveau sur le site

Apres un longue période d’hibernation, du nouveau sur le site:

Mise  à jour de la table conseil de surveillance, travaux sur l’electrologie, de la table Cote , pour Beaujon, la Charité et Trousseau, un page pour E. Cally, et une nouvelle sources exploitée sur Gallica, la Revue Internationale d’ Electrothérapie. Ceci en guise de travaux de fin d’année ;)

Bonne et heureuse année 2010 !

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Une nouvelle page Portrait: E. Cally

Suite à la présentation de Jean Eric Lefévre sur l’ancêtre des Ingénieurs Biomédicaux, une nouvelle page vient de voir le jour dans la galerie de portrait des pionniers.

Le lien vers la page ICI

Vous y découvrir la liste des articles paru sur ce support, la présentation faite en novembre 2009 , il y a 100 ans, et la liste des cotes 9 L 6 et 7 qui concerne les travaux et actions de Cally de 1899 a 1920 date à laquelle j’ai arrêté cette recherche, il me fallait bien une borne…..

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Seasons greatings !

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Comment on passe d’un service d’électrologie à un service de radiographie, l’exemple de La charité

Au début de la radiologie, on a été surpris de voir la rapidité a la quelle cette discipline s’est répandue. Il ne fallait en l’espèce que peu de matériel et bien souvent les cabinet de physique avait touts « les ingrédients »
nécessaire à la recette. De la même façon , les laboratoires d’électrothérapie crée en 1897 par l ’administration dans les hôpitaux de Paris, ont été le terreau fertile de l’éclosion de laboratoire de radiologie. Des documents extraits de la Cote 9 L 65 concernant l’hôpital de La Charité nous permettent de redécouvrir le cheminement des ces évolutions.

Le dr Régnier est nommé à la tête du Laboratoire d’électrothérapie crée le 21 janvier1897, il va y rester 10 ans,  et très vite il va échanger un courrier se plaignant de son fournisseur : le 12 mai 1897 il signale au DG la non livraison de la machine statique qui doit être livrée par Heller le
fournisseur. Il l’attends depuis 2 mois, compte tenu du fort développement des laboratoires d’électrothérapie, une rupture dans la chaine de fabrication a du allongé les délais, a l’aube du siécle de l’organisation scientifique du travail, Ford n’a pas encore frappé avec la ford T, et Taylor n’a pas théoriser sur les temps, quand aux flux tendus…

Il va être autorisé en 1898 a créer son laboratoire de radiologie, en utilisant ses ressources propres.
Mais devant, l’augmentation des besoins en puissance pour assurer des radiographies des parties les plus épaisses, son matériel d’origine devient bien vite trop limité d’où une lettre au directeur.

Novembre 1899

«Mr le Directeur Général »

Quand au mois de mars 1898, la création du laboratoire de radiographie de la charité a été autorisée, j’ai, pour réduire au minimum les dépenses d’achat, utilisé comme source d’électricité la machine statique qui déjà faisait partie du matériel du laboratoire d’électrothérapie.
La pratique l’année dernière m’a montré que cet appareil ne pouvait suffire aux besoins de l’hôpital en ce qui concerne la radiographie. J’ai donc cherché à partir du mois de janvier dernier, à l’aide d’expériences faites avec divers appareils gracieusement prêtés par les constructeurs, à établir quel serait l’instrument qui conviendrait le mieux.
Il fallait prendre ou un machine statique plus forte ou une bobine. La machine statique nécessaire dans ce cas à 12 plateaux de 60 elle coûte 3000 francs; il faut pour la faire marcher un moteur électrique de 1 cheval coûtant 500 francs. Outre donc son prix élevé, c’est un instrument qui , malgré ses avantages incontestables pour la radioscopie, tient beaucoup de place et occuperait à lui seul la moitié au moins du local exigu du laboratoire de radiographies. J’ai donc pensé qu’il serait préférable pour le service de la Charité de prendre une bobine ou un transformateur, et j’ai , après divers essais, fixé mon choix sur l’appareil de Mr Wydh et Rochefort qui avec une dépense relativement minime d’électricité donne des étincelle très longue et très fournie permettant des radiographier les sujets les plus
épais avec des poses courtes, ce qui met à l’abri de tous les incidents signalés pour les longues poses.
Le service des accouchements nécessite pour l’examen des bassins rétrécis ou des grossesses anormales un appareils puissants donnant 50 cm d’étincelles. Cela a été démontré par les recherches de MM Pinard et Varnier à la clinique Baudelocques.
Je viens vous demander, monsieur le Directeur Général, de vouloir bien autoriser l’achat pour le laboratoire de radiographie de la Charité des appareils suivants.

1 transformateur de Wydh Rochefort donnant 50 cm d’étincelle:  1080 fr
1 interrupteur: 135 fr
1tableau contenant l’ampèremètre, le voltmètre le coupe circuit et le disjoncteur automatique pour la charge des accumulateurs: 425 fr
1 résistance au ferro nickel dans un cadre de fer 50 fr

Cette dépense une fois faite, le laboratoire de radiographie sera en mesure de réponde d’une façon satisfaisante à tous les besoins de l’hôpital et de ses chefs de services >>

Veuillez agréer M.le directeur général, l’expression de mes sentiments respectueux.

                              DR Régnier.>

 

Le 8 novembre 1899

Note; Chef de service de la division des hospices à Mr le Directeur

Achat d’appareil pour le laboratoire de radiographie de l’hôpital de la charité le Dr Régnier demande l’achat pour une somme de 1690,fr d’appareils nouveaux. vue par l’inspecteur qui approuve et demande de surseoir en janvier 1900.

 ____

Ce qui est intéressant dans ce document, c’est le passage pour ne pas dire la porosité d’une technique a l’autre, grâce au matériel de base commun, surtout au début de l’aventure, la demande de puissance électrique va bientôt faire dévier les techniques,. On remarque aussi le pratique des constructeur, prêt de matériel, si fréquent, et pour des durée si longue que cela posera des problèmes ultérieurement, l’administration, recevant des facturations qu’elle ne souhaitaient pas, pratique que l’on a connu aussi dans les 30 glorieuses.>

Ce qui par contre m’interpelle, c’est la machine statique décrite à 12 plateaux pour produire un courant d’une intensité et d’une haute tension suffisante aux travaux sur le bassin de la femme enceinte.

Durant cette période la commission de radiologie qui doit statuer sur la création de service de radiologie, travaille sous les auspices du Conseil de Surveillance et de la 5 commission du Conseil Municipal de Paris, Régnier demande à être entendu, il ne le sera pas.
Le Directeur, par mesure compensatoire ?, prendra la décision d’accorder le budget mais sur l’exercice 1900, date à laquelle les 4 laboratoires centraux seront crées Necker, St Antoine, Baudelocque, et La Salpétriere.
On remarquera aussi la voie hiérarchique emprunté par ces documents, en montant et descendant, la préparation de la décision par le Directeur des hospices, aujourd’hui, les investissements, et le rôle de l’inspecteur. Nous avons vu ce personnage plusieurs fois a l’œuvre dans les décennie qui vont suivre. Un Certain Cally va y exceller et d’aucun le considère comme l’ancêtre des Ingénieurs Médicaux.

Sous ce lien une liste d’articles ou Cally y laisse trace…

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Ah les radios au lit

Depuis les origines, le problème des radios au lit du patient complique les relations entre les cliniciens et les radiologues.

Je me souviens d’une anecdote vécue dans les années 1970-80: je travaillais à cette époque dans un grand chu de l’est parisien dans le service de Neuroradiologie. C’était à ce moment là la gloire du polytome, tomographe fabriqué par Massiot (philips). Nous avions comme clients , épisodique, le service d’orthopédie, en particulier pour les exploration du rachis. Un jour, je reçois la demande, urgente, d’une exploration tomographique au lit. Flairant l’embrouille, je téléphone à l’infirmière responsable du malade, qui m’assure que considérant que son patient est intransportable compte tenu des traction et autre plaisanterie, son interne insiste pour que cette radio, se fasse au lit. Je demande donc à parler à l’interne, lui dit que ce type d’exploration ne peut ce faire au lit, il persiste et me menace des pires turpitudes administratives. Gardant mon sang froid, je lui rétorque que je ne refuse pas de faire cette exploration dès lors que le tomographe sera monté autour du patient, lui recommande de téléphoné au constructeur, et lui signale en passant de faire renforcé la dalle de la salle de son patient, l’engin pesant plus d’une tonne…

Dans l’affaire qui suit , elle relève du même ordre, Il s’agit de Tuffier, célèbre chirurgien qui travaillait à cette époque à Beaujon

Lettre de Tuffier au Directeur Général

Le 6 mai 1902

« j’ai en ce moment dans mon service 9 malades atteints de fractures graves qu’il est nécessaire de radiographier dans leurs lits (souligne)
le laboratoire que vous m’avez imposé à Beaujon ne peut faire le travail, je vous demande vu l’urgence,  l’état ultérieur de mes malades peut dépendre de votre réponse, de faire ces radiographies spéciales par m. Dagincourt et cela a titre exceptionnel
.”
Veuillez recevoir …..

Bien sur ce courrier va suivre la voie administrative, donc il va passer entre les mains du maitre des requêtes du Service de Santé, aujourd’hui, on dirait entre les mains du directeur de la politique médicale.Une proposition de réponse, non sans vérification idoine va intervenir au cabinet du directeur 4 jours plus tard.

Note au directeur du chef de la division le 10 mai /1902

Il résulte des renseignement téléphonique que je reçois du directeur de Beaujon que m. Krouchkoll (chef du laboratoire de m; le dr Bazy, déclare formellement n’être pas outillé pour pouvoir opérer au lit des malades.
Dans ces conditions … autoriser m. Dagincourt à procéder….

Notre généraux et attentif directeur fera répondre par son Maitre des requetes 4 jours plus tard au directeur de Beaujpn:

le 14 /05 1902

M; le dr Tuffier a demandé de faire radiographier dans leur lit 9 malades atteint de fractures graves le dr Bazy, ayant déclaré formellement n’être pas outillé pour pouvoir opérer au lit de malades … autorise le dr Tuffier de faire appel à m. Dagincourt pour faire radiographier les dits malades.

il sera alloué une indemnité de 10 fr , ne pourront excéder le chiffre de 9

Il a fallu 8 jours pour que la décision soit prise, avec un temps de réaction de 4 a chaque palier. Tuffier a eu gain de cause, pas mon interne. Pourtant faire de la radioau lit au début du XX siécle n’était chose aisée, il fallait transporter les accus, la bobine, le tube et son pied, l’interrupteur, faire le montage au lit du patient, ce n’était pas une chose triviale que d’entreprendre ce type de radiologie. sans compter que les temps de pose était largement supérieur à la minute

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De retour dans les tables

Mon dernier séjour, jeudi, aux archives, a été intense, et pour cause, je voulais retrouver la trace de Charles Rémy, qui signa plusieurs publication avec Gaston Contremoulins, au début de leur decouvertes des Rayons X voir ici la et par là ( faire une recherche par auteur), petit travail que j’avais promis à un imagier de la médecine qui travaille sur notre Gaston. J’ai donc fouillé le fichier des externes et celui des concours, et la bingo.
Rémy charles Auguste né le1 février 1851 à Montmort Marne
Reçu externe 82 e au concours de 1872 suit ses stages à st Eugénie et à st louis
Reçu interne 32 e au concours de l’année 1873 passage à l’hôpital du midi, louricnes, aux cliniques, à la Pitié ,à l’hôpital temporaire .
Passe le concours de chirurgien en 1884 pour la premiere fois, puis chaque année jusqu’en 1889 en tout 7 fois, sera deux fois admissible.

Mais en fait, j’étais venu pour commencer mon recueil de données dans les délibérations du conseil de surveillance des probléme de l’électrothérapie et de la radiothérapie.
et je tombe sur:
Création d’un laboratoire de Photochronographie à la Salpetriere, Brouardel (rapporteur) 25 juin 1891 p 458, Je le savais puisque j’avais déjà rencontré A. Londe avant qu’il ne devienne le “Patron” du laboratoire de radiologie de La salpêtriere, Marey le pionnier, avait un assistant que l’on rencontrera G Contremoulins

Création d’un Laboratoire de Photochronogrpahie à La Salpétriere
Conseil de surveillance du 16 juin 1891 Rapporteur Brouardel

Vos commissaires vous proposent d’approuver les conclusions de l’administration.

La faculté de Médecine pense, ainsi que le dit le mémoire de M. Le Directeur de l’Assistance publique, qu’il y a dans les recherches indiquées dans le projet, une source de découverte extrêmement intéressantes. Les travaux bien connus de M. Marey sur la marche, la course de l’homme, l’allure des divers animaux, le vol des oiseaux, etc.. nous montrent ce que l(on pourrait obtenir par l’étude des altération de la marche des nerveux malades et infirmes confiés à l’assistance publique….

La faculté a pris sur des fonds de collection une somme de 1990 francs pour fournir l’appareil nécessaire a ses recherches. (Appareil 1000 fr, appareil à lumière électrique 690 fr, plaques photographiques 300 fr). Elle ne peut faire servir le fond de collections qu’à l’achat d’appareil qui peuvent rentrer dans ces dites collections.

D’autres part , les recherches physiologiques auront pour conséquences des applications thérapeutiques très importantes. Chacun de nous sait combien il est difficile de déterminer les indications et contre indications des traitements électriques. Pour n’en citer qu’un exemple, les contractures survenant d’emblée ne pas justiciables des mêmes moyens que celle succédant aux paralysies. Or à la Salpêtriere, les applications des divers modes thérapeutique d’électricité sont étudiés avec une extrême persévérance depuis un certain nombre d’années. Nulles part ces recherches peuvent être faite plus utilement pour la science et pour les malades.

Ne pouvant fournir les fonds pour approprier un terrain qui appartienne à l’assistance publqiue et élever des planches qui seront immobilisées au sol, la faculté espère qu’elle obtiendra le complément indispensable des dépenses qu’elle a faites pour un objet qui rendae service aux malades confiés à l’Assistance publique.

Nous sommes, par conséquent , d’avis qu’il y a lieu d’accepter les proposition de l’administration, c’est à dire d’allouer une somme de 1529,66 fr. pour installer ce service. Cette dépense sera imputée sur les fonds du Pari Mutuel.

 

Appareil a 12 objectif de A Londes.

A ce jour je n’ai pas pu situer dans les 35 ha de la salpêtriere où se trouvait cette piste où travaillaient Londes et son aide Infroit.

Quelque liens sur ses travaux  dans la nature

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