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Extrait de la revue internationale d’electrothérapie

Gallica nous gâtes, voir ici, j’en ai extrait un petit morceau de la revue d’articles que font les éditeurs
G. GAUTIER ; J. LARAT pour leur lecteur dans le numéro de février mars 1896, dont un interview des journalistes de l’éclair à W Roentgen himself,

Sommaire de ce numéro:

LES RAYONS X..

  • Le professeur Rontgen.

  • Notice sur les tubes de Crookes (matière radiante),

  • les rayons cathodiques de Lénârd et les rayons X du. professeur Rontgen.

  • La photographie cathodique de Rontgen.

  • Les-rayons cathodiques.

  • Les recherches du professeur Rontgen et la photographie à travers les corps opaques.

  • Les rayons de Rontgen”:. Applications aux sciences médicales, par M. BAR, agrégé. “—

  • Notes sûr les rayons X : Expériences de Puluj, de Prague.

  • la photographie à travers les corps opaques.

    VARIÉTÉS.

  • Recherches sur la décharge électrique de la torpille (M. D’ARSONVAL).

  • Les toxines et l’électricité (MM. D’ARSONVAI. et CHARRIN).

  • L’insomnie de la neurasthénie (W.-S. \HEDLEY, SI.p.).

  • Traitement électrique des désordres fonctionnels del-’estomac (M. BONNE-
    MAISON).

  • Actionl du courant électrique sur le cerveau (M. SOLLIER).

  • Neurasthénie et l électricité statique (M. MABILLE).

  • L’électrothérapie (M. DUBOIS).

  • Àcoumètre électro-téléphonique (MM. J. MOUHE et BORDIER).

  • Traitement électrique du goitre.

  • Désagrégation des tissus :

  • Effets physiologiques des décharges de haute tension sur la structure
    organique.

    FORMULAIRE ÉLECTROTHÉRAPIQUE, par les D” G. GAUTIER et J. LARAT..
    Traitement de la constipation opiniâtre par l’électricité et la vibration mécanique combinées.

L’interview:

Mr Ronlgen est un homme d’environ quarante ans, très sympathique ‘aspect. De taille élevée, de forte encolure, les cheveux noirs relevés, l porte toute sa barbe, très longue. Son front est rayé d’une large cicatrice.’
L’éminent professeur ne nous laisse pas le temps de lui exposer le-but de notre visite. Il l’a deviné, et tout de suite il nous dit :
Tout ce que les journaux ont dit au sujet de ma découverte est un tissu d’erreurs et d’inexactitudes. Sachez cependant que mes expériences sont définitives. En effet, si les résultats-que j’ai obtenus n’étaient pas positifs et absolument acquis à la science, je n’aurais jamais osé les présenter à
S. M. l’Empereur.

M. Rontgen, avec la plus grande amabilité, nous expose les travaux uxquels il s’est livré et nous fait connaître l’importante, découverte dont il vient de doter la science.
« Il faut que je vous dise, poursuivit-il, avant d’aller plus loin, qu’il ne
s’agit pas d’une manifestation électrique spéciale, mais d’une lumière nouvelle, dans le sens exact du mot, qui prend sa source dans la lumière cathodique, bien connue des physiciens, mais qui en diffère substantiellement par ses propriétés chimiques et physiques.
« On sait qu’en faisant passer un courant d’induction dans un tube de Crookes, dans lequel on a fait préalablement le vide au moyen d’une machine pneumatique, on obtient des phénomènes lumineux très sensibles à ..
l’influence magnétique. C’est précisément d’un de ces tubes de Crookes que je me suis servi. .
« L’appareil est des plus simples. Il consiste en un tube en verre aux extrémités duquel sont fixés deux fils de platine terminés par une pointe en aluminium. La forme et l’épaisseur du tube importent peu.
« Ayant revêtu ce tube d’un étui en carton noir, j’observais, au moment au passage dû courant, qu’un écran enduit de cyanure de barium et de platine que j’avais adopté pour constater la présence des rayons ultra-violets invisibles à l’oeil, était devenu subitement fluorescent. Ayant éloigné l’écran
de deux mètres, je fis repasser le courant dans le tube et j’obtenais les mêmes effets. Le rayon se propageait donc jusqu’à la distance de deux mètres et avait la propriété chimique d’impressionner des plaques sensibles.
« Poursuivant mes expériences, j’entourais le tube de gutta-percha. L’enveloppe fut traversée par le rayon. J’obtins le même effet avec un tube entouré de douves en sapin de l’épaisseur de trois centimètres, en ayant placé, entre le tube et l’écran un livre de mille pages.
« J’étais en possession d’un nouveau. procédé photographique, pouvant photographier à travers toutes les matières, à l’exception toutefois des métaux. Je remarquais cependant que les rayons traversaient des plaques métalliques de petite épaisseur, mais ils perdaient beaucoup de leur intensité.
«•Après cette première constatation j’eus, l’idée de photographier des objets renfermés dans un étui. Je photographiai des poids composés de deux métaux. J ‘oblins une épreuve d’une netteté parfaite. Les nouveaux rayons, les rayons X, pour les appeler du nom que je leur ai donné, traversant l’obstacle en bois, donnèrent une silhouette très nette des poids et au point qu’on pouvait les distinguer l’un de l’autre.
« Je photographiai aussi ma main et j’obtins non seulement la reproduction de la main entière, mais encore du squelette, des os et de l’anneau qùi entourait l’annulaire. » ;

Telles sont les déclarations que nous a faites M. Rontgen. Nous n’avons pas
besoin d’insister sur l’importance de sa découverte, et l’on devine les services
qu’elle peut rendre, à la chirurgie notamment. . »

L’eclair

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