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Archive pour octobre 2008

Voiture radiologique Massiot

Un collègue du Forum 14-18 m’a fait parvenir cette image qui est en vente sur E bay. je ne suis pas collectionneur , mais je ne résiste pas à vous montrer l’objet

Bref historique du déploiement de la technique entre 1896 et 1902

A partir de 1901, le directeur en l’espèce pour la période qui nous occupe, Gustave Mesureur, rédige et publie dans le compte moral, un bilan de l’action de l’administration durant l’année écoulée.

Ces compte moraux sont une véritable source d’information et je ne peux résister a vous faire partager.


LES LABORATOIRES DE RADIOGRAPHIE. -
A - La Commission technique, - La question des laboratoires de radiographie n’a pas cessé d’être à l’ordre du jour des préoccupations de l’Administration depuis plusieurs années.

Dès le commencement de 1896, elle fut saisie de demandes émanant de différents chefs de service, tendant il obtenir des photographies (comme on disait alors), d’après les procédés découverts par Rœntgen. Il y eut d’abord une phase de tâtonnements et d’essais, où ces chefs dl’ service furent autorisés il s’adresser il l’industrie privée. C’est, Messieurs, la résolution à laquelle, vous vous étiez arrêtés, en 1896, il la suite du rapport de l’honorable M. Brouardel, au nom de la Sous-Commission nommée pour cette étude (11). D’autre part, des laboratoires particuliers s’installèrent officieusement dans certains établissements. Mais, afin de diminuer les frais généraux qui sont considérables, on s’aperçut vite de l’avantage qu’il y aurait il centraliser, dans un petit nombre de laboratoires, les recherches radioscopiques, qui d’ailleurs, devenaient insuffisantes, et auxquelles on éprouvait la nécessité d adjoindre la radiographie. C’est en partant de ce principe que M. Henri Rousselle, au nom de la Sous-Commission fit voter au Conseil municipal, à la séance du 30 décembre 1899 la création à titre d’essai pour l’année 1900 de 3 laboratoires centraux, à la Clinique Baudelocque, à la Salpêtrière et à Necker, avec une subvention spéciale de 6,000 francs pour chacun d’eux.

En 1901, le laboratoire de la Clinique Baudelocque, dirigé par M. Vaillant, fut remplacé par celui de l’hôpital Saint-Antoine sous la direction de M. Leray, et la subvention de celui de Necker, qui avait déjà à sa tête le docteur Contremoulins, fut portée de 6,000 à 12,000 francs. M. Londe qui dirigeait le laboratoire de la Salpêtrière fut remplacé par M. Infroit, et la création d’un nouveau laboratoire à Lariboisière était admise en principe.


Une nouvelle tendance s’était fait jour en effet dans le personnel médical. Les médecins et chirurgiens désapprouvèrent cette centralisation des laboratoires, et demandèrent la création d’un laboratoire par établissement, et même certains d’un laboratoire par service. Les raisons qu’ils faisaient valoir vous furent exposés, Messieurs, à la Commission qui se réunit le 21 décembre 1901 pour poursuivre cette étude, en particulier celles-ci que dans beaucoup de cas le déplacement d’un malade pouvait mettre sa vie en danger, que la présence du médecin et du pharmacien était souvent nécessaire lors de l’opération radiographique ou radioscopique, et qu’il devait pouvoir suivre pour ainsi dire pas à pas chaque opération. C’est à la suite de ces discussions que vous avez été saisis, Messieurs, d’un projet de création de vingt chambres de radioscopie dans les établissements suivants: Hôtel-Dieu, Saint-Louis, Tenon, la Pitié, Cochin, Broussais, l.a Charité, Laënnec, Boucicaut, Beaujon, Bichat, Lariboisière, la Materaité, Clinique Tarnier, Enfants-Malades, Trousseau, Bretonneau, Herold, Maison de Santé, Enfants-Assistés. Votre rapporteur évaluait à 3,000 fr. environ la dépense d’installation de chacune de ces chambres, et la dépense annuelle de fonctionnement à 2,400 francs.


D’autre part, MM. les Chefs de service, dans leurs rapports sur le Fonctionnement de leurs laboratoires en 1898, signalèrent le nombre toujours croissant de demandes de radiographies, d’où la nécessité de modifications importantes, pour leur installation, leur personnel et le fonctionnement, des laboratoires centraux. En particulier, M. Contremoulins, à Necker, demandait des travaux importants, M. Leray, à Saint Antoine, transfert dans un local affecté à un dispensaire, etc .

C’est pour étudier cette double question: 1° desiderata des chefs de services; 2° établissement de 20 chambres radioscopiques, que j’ai, par arrêté du 2 octobre 1902, institué une Commission technique, dont les travaux, un moment interrompus, vont reprendre une nouvelle activité.


Mais, dès 1902, dans ses séances des 15 et 22 décembre, cette Commission avait pu jeter les bases d’une discussion approfondie, grâce au questionnaire que l’un de vous, si compétent en la question, avait établi, et aux voeux émis par la Société médicale des hôpitaux. Nous n’avons pas encore abouti, mais nous avons, vous le savez déjà, un programme et je suis convaincu que, lorsque nous aurons arrêté une organisation définitive, le concours du Conseil municipal, déjà sollicité par mon honorable prédécesseur 1, ne nous fera pas défaut.

B. Taxe radiographique- Lors de l’organisation, en 19002, des trois laboratoires centraux de radiographie dont nous venons de parler, il fut décidé que les épreuves radiographiques ne seraient délivrées exclusivement que sur la demande des chefs de service 3

On n’avait pas prévu que les malades de la consultation, dont beaucoup ne sont pas indigents, demanderaient, comme les malade hospitalisés, de bons les accréditant auprès du chef de laboratoire radiographique. L’Administration ne pouvant pas, et pour de raisons excellente, refuser aux médecins et surtout aux chirurgiens consultants la latitude de demander des épreuves radiographiques au même titre que les chefs de service de la Faculté, s’est demandé si elle ne pourrait pas faire payer aux personnes non indigentes les frais de radiographie, qu’elle recouvrerait dans la même forme que les frais de séjour. Vous avez été, Messieurs, de cet avis 4, et un arrêté du 2 août, approuvé le 7 par M. le Préfet de la Seine, a fixé provisoirement à 6 francs le prix de l’épreuve radiographique 5.

1 Une demande de subvention fut adressée en effet au conseil municipal, mais la question ne parut pas suffisamment étudiée quant au programme de installation à prévoir, et au détail des d~penses qu’elles entraîneraient (L. du Préfet en date du 8 sept. 1902). - La Commission technique nommée par l’arrêté du 2 octobre 1902 était composée de: M. Henri Rousselle, F.Bertrou, F. Roussel, A. Rendu, conseillers municipaux; Auff’ray, Honoré, Brun, Dubrisay, membres du Consei1 de surveil1ance; les docteurs Baz , Béclère, Thiéry, médecins et chirurgiens des hôp1taux ; Contremoulins, Leray, Infroit, chefs d s laboratoire centraux ; Radiguet électricien ; Gory, Nielly, Tinière, inspecteur . - Elle établi dans la séance du 22 déc. 1902, le programme d’une installation de chambre radioscopiques. - La Société médicale des hôpitaux demande en particulier que le maniement des appareils d’ exploration radiologique soit confié à de médecins, possédant,les notions théoriques et techniques indispensable (Cr. Compte rendu des travaux de cette sociëté, p. 1902, no du 8 janvier 1903 du Bulletin).

2 Mémoire de M. le docteur Napias, 24 mars 1900,

3 Circulaire aux directeurs d’hôpitaux, 14 mai i900.

4 Séance du 19 juin 1902

5 Celle ci est réclamé en plus du montant des frais de séjour. Cir. du 7 sept 1902.

1  Cette Commission se réunit pour la 1re fois le 6 mai 1896, C’est à la séance du 4 juin 1896 que fut adopté l’avis de demander aux spécialistes les photographies dont on pourrait avoir besoin « aux meilleures conditions d’économie pour l’Administration »,

sexe faible, sexe fort de l’inégalité devant les rayons x

Au temps des pionniers, les faits scientifique sur l’absorption des tissus ne sont pas encore bien établis….

Minard, Obstétricien de la clinique Baudelocque a monté un Laboratoire de photographie et de radiologie dont son Préparateur Vaillant deviendra deux ans plus tard le chef de service du laboratoire central de Lariboisiere.

Séance du 29 avril 1898 p 443

présentation de radiographie

 

Minard: j’ai l’honneur de présenter, au nom de MM Varnier, vaillant et au mien, quelques radiographies exécutées dans le laboratoire de radiographie de la Clinique Baudelocque, ces travaux ayant été fait en des temps excessivement courts.

La première de ces épreuves représente un main d’adulte ; la pose est de 3 sec.

la deuxième représente le bras d’un homme , chez qui ont a fait l’amputation de l’avant bras, le cliché a été obtenu en 9 sec.

La troisième et la quatrième épreuve représentent: l’une un bassin de fillette avec fracture du col du fémur; l’autre radiographie est celle d’un jeune garçon (sain) du même âge; chez les deux enfants le temps de pose a été le me, soit 40 sec; sur l’épreuve de la fillette, les parties molles ont disparu en partie, la pose Ayant été plutôt longue, ce qui nous prouve une fois de plus que les rayons traversent plus facilement les tissus du sexe féminin que ceux du sexe masculin. la dernière épreuve représente le bassin d’une femme de trente ans, la pose n’a été que de 70 seconde.

Vous rearquerz les temps de pose de l’époque !

La méthode de G Contremoulins de localisation en 1904

Bonjour,

Après de patiente recherche sur G.Contremoulins, j’ai retrouvé a la BNF, dans la revue scientifique les 3 Article de G. Contremoulins ou il détaille sa méthode.

Le premier concerne les corps étrangers dans le crane

Le second le tronc et les menbres, adaptation de la méthode

et enfin, le repérage sous radioscopie.

Ce physicien, non-médecin, et fier (il sera ostracisé par la communauté des radiologues). a plus de 10 ans d’avance dans ses méthodes. Durant le conflit on verra un florilège et diverse adaptation de sa technique.

De la naissance du cone localisateur

En revenant des archives, air connu du jeudi matin, j’ai trouvé ceci dans le bulletin de l’académie de médecine dans sa séance  du 15 mars 1898 page 276, il y a 110 ans!

 


 

M Gariel: j’ai l’honneur de présenter à l’académie, au nom de MM Radiguet et Gichard, une nouvelle disposition d’appareils accessoires à la radioscopie et à la radiographie, qui permet d’obtenir une grande netteté, même pour de grandes épreuves, telle que la tête, le thorax et l’abdomen.

 

 

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