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Cela chauffe pour le Dr Leray à St Antoine (1901-1902)

Au début de la radiologie dans les Hôpitaux de Paris, il n’y avait que 4 Laboratoires officiels (créés en 1900) subventionnés par le conseil municipal de la ville de Paris. A savoir :
Necker, dirigé par G. Contremoulins
La Salpêtriere : Par A . Londe, puis par Infroit.
Baudelocque puis Lariboisiere, supervisé par C.Vaillant.
Saint Antoine, le seul dirigé a l’époque par un médecin le Dr Leray. Les trois autres étant tous issus du monde soit de la physique soit de la photographie.

Chaque laboratoire avait une circonscription , une liste d’hôpitaux, pour st Antoine, par exemple il devait desservir entre autres, Hérold et Tenon. Les patients était donc envoyés par voitures hippomobiles au laboratoire de sa circonscription.

Cette belle organisation va évidement susciter quelques problèmes, en particulier sur les délais de réaction et de rendus. Ce sera un des arguments majeurs de la communauté médicale pour demander l’extension des laboratoires (chose faite en 1908).

Dans les cotes 9 L , on trouve pas mal de documents émanant des hôpitaux clients qui se plaignent du travail et surtout de la qualité des documents restitués.

Que l’on en juge :

Déjà en 1901 3 mois après le début du démarrage du Laboratoire de St Antoine, Le Dr Broca demande son rattachement à la Salpetrière dans une entrevue avec le directeur , celui lui répond dans une lettre daté du 24 septembre 1901:

« Vous m’avez exprimé le désir que l’hôpital tenon soit rattaché pour le service de la radiographie au laboratoire de la Salpetrière au lieu de l’être à celui de l’hôpital de Saint Antoine.
Permettez moi de vous faire remarquer que le laboratoire de radiographie de l’hôpital Saint Antoine ne fonctionne que depuis trois mois au cours desquels le chef de Laboratoire a été absent un mois.
Je crois pouvoir vous assurer que ce laboratoire vous donnera pleine satisfaction et j’ai appelé l’attention de son chef, M. le Dr Leray pour que tous les soins soient apportés dans l’exécution des des épreuves qui lui seront demandées.

Afin d’obtenir la transmission des épreuves , le directeur de Tenon avisé par téléphone aussitôt que celles ci seront prêtes, devra les envoyer chercher par un exprès…

Il termine sa lettre en ajoutant les deux arguments qui seront souvent repris pour refuser cette dérogation, la distance et la charge de travail de La Salpêtriere.
Deux jours plus tard il adresse une lettre au Dr Leray :
« Vous savez que les services de chirurgie et de médecine de l’hôpital Tenon sont rattachés en ce qui concerne la radiographie, la radioscopie, et la photographie au laboratoire de l’hôpital de Saint Antoine, dont vous êtes chargé.
Afin d’assurer la transmission sans retard des épreuves une fois terminées, je vous serais obligé de vouloir bien veiller à ce qu’avis en soit donné par téléphone au directeur de l’hôpital Tenon chargé de faire aussitôt prendre ces épreuves par un exprès.
Je compte que vous apporterez tous vos soins dans l’exécution des épreuves qui vous seront demandées. »

Vous remarquerez que le directeur s’inscrit dans l’organisation des transmissions des documents en utilisant les dernières technologie de cette période…le téléphone , fixe !

3 mois plus tard, la cela va être plus délicat pour Notre Bon Dr Leray, en effet, conjointement et à un mois d’intervalle Albarran de l’hôpital Hérold, Lejars, et Broca vont demander leur rattachement à la Salpêtriere avec des plaintes cette fois ci , cela commence par l’hôpital Hérold,

Une lettre du directeur de cet établissement demande son rattachement à la salpêtrière le 16 janvier 1902

« Par lettre du 22 juillet 1901 j’étais informé que l’hôpital Hérold était rattaché au laboratoire de radiographie de l’hôpital St Antoine où nos petits malades étaient conduits chaque fois que le chirurgien le demandait.

Le dr Albarran désire aujourd’hui que les radiographies soient faites à la Salpêtriere, estimant insuffisantes celles qui lui sont venues de St Antoine à différentes reprises. Ne pouvant déroger sans autorisation, à la règle établie, j’ai répondu à M Alabarran que je vous transmettrais cette demande et le tiendrais au courant de la décision que j’ai l’honneur de vous prier de bien vouloir prendre »

Cette dérogation sera refusée le 14 mars avec les raisons invoquées de la distance et de la charge de travail, toutefois ile ajoute a sa lettre :

« Le dr Albarran peut être assuré toutefois que j’ai appelé l’attention de M. le chef du laboratoire de radiographie de l’hôpital st Antoine pour que tous ses soins soient apportés dans l’exécution des épreuves qui lui seront demandées »

Le 3 février 1902 le dr Lejars chirurgien de Tenon fait la même demande de rattachement à la salpêtrière

« …Je regrette d’avoir à dire que les radiographies qui nous ont été fournies par le laboratoire de Saint Antoine ne sont pas suffisantes, et que dans l’état actuel de la chirurgie il est réellement malheureux de ne pouvoir faire profiter les blessés de toutes les ressources de cette précieuse méthode; la loi sur les accidents du travail et ses conséquences rendent encore plus regrettable cette difficulté d’un diagnostic précis, chez un grand nombre de nos ouvriers.

J’avais pensé que les radiographies exécutées à St Antoine s’amélioreraient , cela ne s’est pas produit; j’avais espéré encore qu’au 1 er Janvier la situation antérieure serait rétablie, il n’en est rien, parait il. Nos malades de Tenon ont toujours la mauvaise chance d’être dirigé vers une installation, tout aussi lointaine que la Salpetrière, et d’où ils nous rapportent des épreuves bien inférieures et beaucoup moins utilisable pour le reste du traitement.

J’ai l’honneur de vous prier, Monsieur le Directeur de m’autoriser à faire radiographier , comme par le passé , au moins le les fractures importantes ou complexes et les plaies avec corps étrangers, en un mot, les traumatismes où la radiographie est réellement à l’heure actuelle de n”nécessité absolue, et qui peuvent donner lieu ultérieurement à des actions judiciaires , comme les accidents de travail, à faire radiographier les blessé de Tenon au laboratoire de la salpêtrière

Veuillez agréer …. »

Lejars

 Cette fois, les choses sont dites et sérieuses, c’est carrément d’incompétence dont est taxé notre Leray, et un argument d’ordre juridique apparaît au décours de la nouvelle loi sur les accidents de travail qui vient de rentrer en application et qui à caussé beaucoup d’angoisse au chirurgien et au médecin.
Là le directeur se faĉhe : (note en marge de la lettre du 7 fevrier du directeur de Tenon)
“Il faut appeler Leray et lui faire des observations”
et fait convoquer le Dr Leray par le chef de service des Hôpitaux et Hospices qui rédige une note le 7 mars :
“Vu le docteur Leray auquel conformément aux instructions de monsieur le Directeur je réitère nos observations.”
4 jours plus tard Leray fait parvenir un document au directeur dans lequel il plaide sa cause :
« Je viens d’apprendre avec regret, par M. Thiniere, qu’il y avait des plaintes émanant de MM les dr Broca, Lejars, Albaran, concernant le travail fourni par le laboratoire de radiographie que je dirige à l’hôpital st Antoine…/..il est arrivé que certaines épreuves n’avait pas la valeur démonstrative que l’on peut demander aujourd’hui à la radiographie.
Il est deux raisons capitales qui expliquent la cause occasionnelle des critiques formulées: 1° l’insuffisance de local actuellement mis a ma disposition; 2° l’insuffisance du personnel( je n’ai en effet qu’un préparateur et un garçon, aux appointements de 50 fr par mois, ce qui ne me permet d’être d’une exigence par trop rigoureuse, et me force en revanche à payer de ma personne plus que de mesure…. »

Leray va développer ses deux arguments : L’insuffisance des son local, (voir la photographie de son laboratoire de l’époque qui lui sert

“1° de salle d’attente des malades,
2° de salle d’opération radiographique,
3° de salle de manipulations photographiques,
4° de cabinet pour l’inscription des malades,
5° de cabinet pour l’enregistrement et le classement des clichés”.

D’où une surpopulation :
« Quand il vient à la fois 4 ou 5 malades des hôpitaux de la circonscription , accompagnés ou non d’infirmière ou infirmiers, que de plus on amène des cas urgents pour l’hôpital St Antoine, il nous est arrivé d’être 10, 12 ou même plus dans cette unique pièce. Or cette pièce sert de salle d’opération de là nait tout d’abord la difficulté de ne choquer la pudeur de personne, et complication des opérations »

Les mesures de radioprotections étaient « méconnues », sans parler de la qualité de l’air avec un tel confinement des personnes dans ce petit volume.

Mais Leray se défend comme il peut en citant ses travaux scientifique et publications faites a partir de ses documents.
Ses beaux arguments ne suffiront pas, 5 mois plus tard, Le Dr Souligoux remplace Lejars comme chirurgien pendant le mois d’aout 1902. Et lui adresse une lettre au siège demandant pour cette fois ci que se soit Vaillant à Lariboisiere qui prenne en charge ses patients. Le 2 Aout 1902 :
« Il s’agit d’une radiographie très délicate et je serai heureux qu’elle fut faite par M. Vaillant à qui je pourrai moi même donner les indications précises. »
Cela lui sera refusé avec les même arguments de distance et de surcharge que pour les demandes précédentes.

Ce laboratoire de Saint Antoine, ne passera pas a postérité, l’ombre de Béclère sera trop importante, et même en 1914 au moment de la mobilisation , Cally faisant son enquête dans tout les laboratoires pour en faire le bilan, aura des mots assez durs sur la tenue de ce service par son chef.

L’ attraction du service de Necker en 1904 et ses conséquences financières

Si Contremoulins fait des rapports d’activité au directeur général, son directeur en fait de même en apportant un éclairage sur le budget de ce service, alors en pleine phase d’extension, ce qui va d’ailleurs vite poser des problèmes de délais  et de budget.(Cote 9L 120 , rapport d’activité 1904)

le tableau ci dessous retraité avec un ajout de deux colonnes  permettant des comparaisons entre Hôpitaux

Établissement Nb de malades Nb d’épreuves Dépenses nb incidence dep par mal.
Hôtel dieu 1 2 9,02 2 9,02
Pitié 86 171 401,08 2,0 4,66
Charité 116 237 539,38 2,0 4,65
Necker 420 843 1933,16 2,0 4,60
Cochin 84 185 422,95 2 5,04
Beaujon 1 4 16,55 4 16,55
Lariboisere 1 2 3,64 2 3,64
Laennec 169 357 816,12 2,1 4,83
Broussais 21 55 113,45 2,6 5,40
Boucicaut 99 192 394,22 1,9 3,98
Maison de santé 1 1 4,51 1 4,51
Maternité 8 16 41,56 2 5,20
Baudelocque 6 23 54,33 3,8 9,06
Enfants malades 379 738 1543,64 1,9 4,07
Enfants assistés 44 89 202,13 2,0 4,59
St louis 3 10 18,2 3,3 6,07
Ménages 1 6 15,72 6 15,72
Ivry 1 2 3,64 2 3,64
Total 1441 2933 6533,3 2,04 4,53

Un regroupement par pôle géographique et un calcul de pourcentage sur l’activité  nous permet d’affiner notre étude.

Établissement % de mal % des dép
Necker 29,15% 29,59%
Enfants malades 26,30% 23,63%
Laennec 11,73% 12,49%
67,18% 65,71%
Cochin 5,83% 6,47%
Maternité 0,56% 0,64%
Baudelocque 0,42% 0,83%
Enfants assistés 3,05% 3,09%
9,85% 11,04%
Charité 8,05% 8,26%
Broussais 1,46% 1,74%
Boucicaut 6,87% 6,03%
8,33% 7,77%
Pitié 5,97% 6,14%
5,97% 6,14%
Hôtel dieu 0,07% 0,14%
Beaujon 0,07% 0,25%
Lariboisere 0,07% 0,06%
Maison de santé 0,07% 0,07%
St louis 0,21% 0,28%
0,49% 0,79%
Ménages 0,07% 0,24%
Ivry 0,07% 0,06%
0,14% 0,30%

Si Necker représente 30 % des dépenses pour 30 % des malades, il reste 71 % des dépenses qui reste à la charge de l’hôpital et qui sont imputable aux autres hôpitaux. Ce fait ne va évidemment pas manqué de sauter au yeux du directeur qui souhaite une compensation inter-hospitalière. Chose qui n’existe pas à cette époque.

Voyons un peu les dépenses de ce laboratoire

Le salaire de Contremoulins, de son préparateur, de son mécanicien et d’un garçon sont prélevés sur la subvention municipale allouée à ce laboratoire qui s’élève à16500 fr pour les dépense dites ordinaires (personnel et entretien) , une autre de 6000 fr «  pour la construction et l’achat d’appareil ».
Donc on peut dire que Contremoulins n’est pas un agent de l’Assistance Publique. Par contre depuis 1903 une infirmière , puis une seconde lui ont été adjointe au cadre de son laboratoire, lesquelles bien sur sont à la charge du budget hospitalier.
Ces deux subventions sont loin de couvrir la totalité des dépenses, ainsi le directeur a été obligé de comblé le déficit sur ces crédits hospitaliers pour un montant de 15 220 fr dont il donne la réparti dans le tableau suivant

Nature de la dépense Dépense totale

Répartition de la dépense

Crédit spécial de 16.500 fr Crédit hôpitalde 6000 fr

Budget ordinaire

Sommes

Sous chapitres

Personnel Technique

13 804,80

13 804,80

 

 

 

Personnel Hospitalier

1 678,91

 

 

1 678,91

VIII personnel Hospitalier

Mobilier commerce

260,97

260,97

 

 

 

Mobilier magasin

29,00

 

 

29,00

XVII Mobilier

Eau

500,00

 

 

500,00

XX Eau salubrité

Chauffage

1 114,91

 

 

1 114,91

XV Chauffage électricité

Gaz

300,00

 

 

300,00

idem

Électricité

1 840,89

 

 

1 840,89

 

Prod. pharmaceutiques

1 610,15

 

 

1 610,15

 

Prod. chimiques

1 378,55

1 378,55

 

 

 

Instruments

1 679,48

451,65

 

1 227,83

XVIII Appareils

Quincailleriemat.premiere

3 204,64

 

3 204,64

 

 

Forge et outils

373,55

 

373,55

 

 

Transformateur

2 000,00

 

2 000,00

 

 

Verrerie

104,27

81,02

 

23,25

XVII Mobilier

Plaques radiographiques

5 247,65

 

 

5 247,65

XVIII Appareils

Papiers et carton

1 645,90

 

 

1 645,90

XVIII Appareils

Frais de voitures divers

488,55

486,95

 

1,60

 

Total

37 262,22

16 463,94

5 578,19

15 220,09

 

Un tiers des dépenses à la charge de l’hôpital, sont dues à l’achat de surfaces sensibles, l’achat de papier et cartons vaut autant que le salaire annuel des deux infirmières et les produit pharmaceutiques.
Ce qui agace le plus le directeur c’est le fait que Necker paye pour les autres hôpitaux des charges indues… « il n’est pas logique de grever le budget de l’hôpital Necker de dépenses qui intéressent d’autres hôpitaux. Sur 2933 opérations radiographiques exécutés, 843 seulement concernent des malades de Necker. »
De plus , on retrouve une vieille polémique d(affectation budgétaire entre la recherche et l’hôpital: En outre, le laboratoire de Necker ne sert pas exclusivement aux malades, c’est aussi un laboratoire d’études, on y fait des expériences des recherches, on y construit des appareils pour d’autres laboratoires.

Et pour bien enfoncer le clou il termine par un dernier tableau qui montre l’accroissement de l ’activité et des dépenses


Années Nb de malades Dep subventionés Charge de l’hop. Dep totale

Si l’on fait un ratio entre les charges supporté par le budget de Necker sur les 4 années d’activités du laboratoire par rapport à la dépense totale, celui varie entre 33 % et 41 % , ce qui nous paraît énorme, et l’on comprend le désir d u directeur pour que ces charges soient reporté sur les hôpitaux qui envoie leurs malades.

Il ne sera pas entendu sur ce point.

Je n’ai pas retrouvé dans les cotes des autres laboratoires ( Salpêtriere, Saint Antoine, Lariboisiere) de document de ce types nous permettant de croiser les données.

Des délais de rendez-vous au délais de compte rendu

1904-1905 La radiologie est en plein essor, les demandes affluent, et il n’y a que 4 Laboratoires dans Paris, d’où une insatisfaction qui monte. Nous sommes à cette date en pleine polémique entre les médecins et les non médecins sur l’utilisation des rayons X à des fins médicales. Des réclamations arrivent au siège, au secrétariat général d’où une lettre de réponse du directeur de Necker et un document de Contremoulins daté du mois de mai 1905. je vous propose la transcriptions ci dessous en forme de tableau dont j’ai ajouté deux colonnes, le délais en jour entre la date du bon, la réalisation et la réalisation et la restitution de l’épreuve. Ce document concerne le service de la Maternité des Enfants malades, hôpital jouxtant Necker.

N° plaques Loc Bon rx Remise délais d’exam délais de remise remarques
6519,17,18 genou 28/01/04 05/02/04 06/02/04 8 1  
6860, 6961 pièces anatomiques 22/03/04 25/03/04 26/03/04 3 1  
7270,7271 pied enf 4 jr 14/05/04 16/05/04 28/05/04 2 12  
7372 pièce anatomique 24/05/04 26/05/04 28/05/04 2 2  
7432 bassin 18 mois 09/05/04 31/05/04 01/06/04 22 1 cette malade a été refaite 2 fois et n’a pu être obtenue qu’en étant endormie (sur la demande de Mr Porak) par un externe du service du prof Guyon.
7440,54,55,56 mensuration 31/05/04 01/06/04   1   Le service prévenu plusieurs fois n’est pas venu chercher le résultat
7692 bassin 18 mois 28/06/04 28/06/04   0   Le service n’est jamais venu chercher l’épreuve.
10853 main enfant 11 jr 16/04/05 20/04/05 16/05/05 4 26 Le service n’étant pas venu chercher le résultat, l’épreuve a été remise à madame …… sage femme du service.

Ce document n’a pas grande valeur sur le plan statistique compte tenu du nombre d’observation qu’il nous propose, cependant, on y trouve des éléments qui résonnent encore de nos jours.

La première observation que je voudrais faire porte sur le numéro d’ordre des radiographies, en 1905 au mois de mai, Contremoulins a déjà exécuté pas loin de 11 000 expositions.

La seconde c’est la variabilité du délais d’exécution de la radiographie: soit dans la journée à 8 jours, les 22 jours sont a prendre avec recul compte tenu de la remarque. Radiographier pour un bassin un enfant de 18 mois a cette époque , compte tenu des temps de pose, tenait de la haute voltige. On s’aperçoit au décours de cette observation que l’on anesthésiait les enfants des lors que la demande en était faite par le chef de service et que l’acte d’anesthésie était pratiqué par un externe du service de chirurgie…

La troisième remarque concerne les délais de remise, aujourd’hui nous dirions les délais de compte rendu. Lorsque Contremoulins parle de remise , c’est la délivrance d’un tirage positif (épreuve) de la plaque que lui conserve dans ses casiers. Ce qui implique une exposition et un développement , temps supplémentaire, au moins égal à celui d’une interprétation et d’une frappe de texte ! Si il tient à peu prés le délais de 24 h, une fois il le dépasse allègrement, pourquoi ?

Enfin, dans 3 cas sur les huit proposés à votre sagacité le service demandeur se désintéresse totalement de l’affaire malgré des relances. Cela nous ramène de vieux souvenir de comportement de certain service clinique…..

En guise de conclusion, sur cette brève des archives, certes l’histoire n’est pas un recommencement, mais reconnaissons qu’il existe des invariants !

De la notion de pudeur à Boucicaut

Ou comment obtenir des agrandissements de service.

L’hôpital Boucicaut, du au don de Madame, est ouvert en 1897. On est a la veille de la découverte des Rayons X. Il ne sera équipé que lors de la deuxième vague de fondation en 1908. Son premier chef de service sera Aubourg.

Comme d’habitude la radiologie sera logé dans un placard  dans le bâtiment des consultations.

La circulation entre les différentes entités des consultation ne va pas être au top durant au moins les 4 premières années.

Deux documents retrouvé dans la cote 9 L 54  nous permettent de jeter un œil sur les conditions de vie dans cet hôpital dit moderne : C’est en effet un des premiers hôpitaux pavillonnaire qui sépare non seulement les sexes, la medecine de la chirurgie, mais aussi les infectieux des non infectieux dans des pavillons indépendants. Mais la radiologie va naitre peu de temps aprés l ‘ouverture, et elle sera logée dans le bâtiment dit des consultations, innovation. La salle de radiologie sera dans un bout de la consultation, et pour y accéder :

Extrait de la réunion des chefs de service en octobre 1912

” une cause permanente de scandale existe à la radiographie. Tous ceux qui s’y rendent sont astreint en effet de passer par la salle de spéculum et ainsi , pour examen,  comme pour les femmes soumise à un examen intime , toute pudeur est violée. Dans la salle trop étroite de la radiographie et dans le petit couloir qui y méne , hommes et femmes à demi nus, se coudoient , s’entassent. Le spectacle est Inconvenant, la promiscuité inévitable ../..

Cet argument sera repris dans la demande, faite au Conseil de surveillance, d’extension de la radiographie , mais un deuxième tout aussi important et d’ailleur plalcé en premiere ligne dans l’argumentaire:

Or , étant donné les services quotidiennement rendus et ceux que l’on peut encore obtenir, le moment parait venu d’adjoindre a la radiographie qui seule fonctionne actuellement un service nouveau d’electrothérapie. tous les chef de la maison y sont également intéressé et le nombreux malades du quartier en tireraient un bénéficie certain .

L’administration, ne va pas obtempérer à la première demande d’extension appuyée sur le seul argument de la pudeur, mais à la seconde demande où les deux arguments sont conjoint (Rapport de l’inspecteur, et va décider de maniere “temporaire” , en attendant la reconstruction de la radiologie dans un autre espace, d’allouer cette salle dite de spéculum, à l’électrologie.

Cependant, Dujarier est contre cette « dépossession ». Qui a vu un chef de service content de voir réduire son territoire …..

Comment on passe d’un service d’électrologie à un service de radiographie, l’exemple de La charité

Au début de la radiologie, on a été surpris de voir la rapidité a la quelle cette discipline s’est répandue. Il ne fallait en l’espèce que peu de matériel et bien souvent les cabinet de physique avait touts « les ingrédients »
nécessaire à la recette. De la même façon , les laboratoires d’électrothérapie crée en 1897 par l ’administration dans les hôpitaux de Paris, ont été le terreau fertile de l’éclosion de laboratoire de radiologie. Des documents extraits de la Cote 9 L 65 concernant l’hôpital de La Charité nous permettent de redécouvrir le cheminement des ces évolutions.

Le dr Régnier est nommé à la tête du Laboratoire d’électrothérapie crée le 21 janvier1897, il va y rester 10 ans,  et très vite il va échanger un courrier se plaignant de son fournisseur : le 12 mai 1897 il signale au DG la non livraison de la machine statique qui doit être livrée par Heller le
fournisseur. Il l’attends depuis 2 mois, compte tenu du fort développement des laboratoires d’électrothérapie, une rupture dans la chaine de fabrication a du allongé les délais, a l’aube du siécle de l’organisation scientifique du travail, Ford n’a pas encore frappé avec la ford T, et Taylor n’a pas théoriser sur les temps, quand aux flux tendus…

Il va être autorisé en 1898 a créer son laboratoire de radiologie, en utilisant ses ressources propres.
Mais devant, l’augmentation des besoins en puissance pour assurer des radiographies des parties les plus épaisses, son matériel d’origine devient bien vite trop limité d’où une lettre au directeur.

Novembre 1899

«Mr le Directeur Général »

Quand au mois de mars 1898, la création du laboratoire de radiographie de la charité a été autorisée, j’ai, pour réduire au minimum les dépenses d’achat, utilisé comme source d’électricité la machine statique qui déjà faisait partie du matériel du laboratoire d’électrothérapie.
La pratique l’année dernière m’a montré que cet appareil ne pouvait suffire aux besoins de l’hôpital en ce qui concerne la radiographie. J’ai donc cherché à partir du mois de janvier dernier, à l’aide d’expériences faites avec divers appareils gracieusement prêtés par les constructeurs, à établir quel serait l’instrument qui conviendrait le mieux.
Il fallait prendre ou un machine statique plus forte ou une bobine. La machine statique nécessaire dans ce cas à 12 plateaux de 60 elle coûte 3000 francs; il faut pour la faire marcher un moteur électrique de 1 cheval coûtant 500 francs. Outre donc son prix élevé, c’est un instrument qui , malgré ses avantages incontestables pour la radioscopie, tient beaucoup de place et occuperait à lui seul la moitié au moins du local exigu du laboratoire de radiographies. J’ai donc pensé qu’il serait préférable pour le service de la Charité de prendre une bobine ou un transformateur, et j’ai , après divers essais, fixé mon choix sur l’appareil de Mr Wydh et Rochefort qui avec une dépense relativement minime d’électricité donne des étincelle très longue et très fournie permettant des radiographier les sujets les plus
épais avec des poses courtes, ce qui met à l’abri de tous les incidents signalés pour les longues poses.
Le service des accouchements nécessite pour l’examen des bassins rétrécis ou des grossesses anormales un appareils puissants donnant 50 cm d’étincelles. Cela a été démontré par les recherches de MM Pinard et Varnier à la clinique Baudelocques.
Je viens vous demander, monsieur le Directeur Général, de vouloir bien autoriser l’achat pour le laboratoire de radiographie de la Charité des appareils suivants.

1 transformateur de Wydh Rochefort donnant 50 cm d’étincelle:  1080 fr
1 interrupteur: 135 fr
1tableau contenant l’ampèremètre, le voltmètre le coupe circuit et le disjoncteur automatique pour la charge des accumulateurs: 425 fr
1 résistance au ferro nickel dans un cadre de fer 50 fr

Cette dépense une fois faite, le laboratoire de radiographie sera en mesure de réponde d’une façon satisfaisante à tous les besoins de l’hôpital et de ses chefs de services >>

Veuillez agréer M.le directeur général, l’expression de mes sentiments respectueux.

                              DR Régnier.>

 

Le 8 novembre 1899

Note; Chef de service de la division des hospices à Mr le Directeur

Achat d’appareil pour le laboratoire de radiographie de l’hôpital de la charité le Dr Régnier demande l’achat pour une somme de 1690,fr d’appareils nouveaux. vue par l’inspecteur qui approuve et demande de surseoir en janvier 1900.

 ____

Ce qui est intéressant dans ce document, c’est le passage pour ne pas dire la porosité d’une technique a l’autre, grâce au matériel de base commun, surtout au début de l’aventure, la demande de puissance électrique va bientôt faire dévier les techniques,. On remarque aussi le pratique des constructeur, prêt de matériel, si fréquent, et pour des durée si longue que cela posera des problèmes ultérieurement, l’administration, recevant des facturations qu’elle ne souhaitaient pas, pratique que l’on a connu aussi dans les 30 glorieuses.>

Ce qui par contre m’interpelle, c’est la machine statique décrite à 12 plateaux pour produire un courant d’une intensité et d’une haute tension suffisante aux travaux sur le bassin de la femme enceinte.

Durant cette période la commission de radiologie qui doit statuer sur la création de service de radiologie, travaille sous les auspices du Conseil de Surveillance et de la 5 commission du Conseil Municipal de Paris, Régnier demande à être entendu, il ne le sera pas.
Le Directeur, par mesure compensatoire ?, prendra la décision d’accorder le budget mais sur l’exercice 1900, date à laquelle les 4 laboratoires centraux seront crées Necker, St Antoine, Baudelocque, et La Salpétriere.
On remarquera aussi la voie hiérarchique emprunté par ces documents, en montant et descendant, la préparation de la décision par le Directeur des hospices, aujourd’hui, les investissements, et le rôle de l’inspecteur. Nous avons vu ce personnage plusieurs fois a l’œuvre dans les décennie qui vont suivre. Un Certain Cally va y exceller et d’aucun le considère comme l’ancêtre des Ingénieurs Médicaux.

Sous ce lien une liste d’articles ou Cally y laisse trace…

Ah les radios au lit

Depuis les origines, le problème des radios au lit du patient complique les relations entre les cliniciens et les radiologues.

Je me souviens d’une anecdote vécue dans les années 1970-80: je travaillais à cette époque dans un grand chu de l’est parisien dans le service de Neuroradiologie. C’était à ce moment là la gloire du polytome, tomographe fabriqué par Massiot (philips). Nous avions comme clients , épisodique, le service d’orthopédie, en particulier pour les exploration du rachis. Un jour, je reçois la demande, urgente, d’une exploration tomographique au lit. Flairant l’embrouille, je téléphone à l’infirmière responsable du malade, qui m’assure que considérant que son patient est intransportable compte tenu des traction et autre plaisanterie, son interne insiste pour que cette radio, se fasse au lit. Je demande donc à parler à l’interne, lui dit que ce type d’exploration ne peut ce faire au lit, il persiste et me menace des pires turpitudes administratives. Gardant mon sang froid, je lui rétorque que je ne refuse pas de faire cette exploration dès lors que le tomographe sera monté autour du patient, lui recommande de téléphoné au constructeur, et lui signale en passant de faire renforcé la dalle de la salle de son patient, l’engin pesant plus d’une tonne…

Dans l’affaire qui suit , elle relève du même ordre, Il s’agit de Tuffier, célèbre chirurgien qui travaillait à cette époque à Beaujon

Lettre de Tuffier au Directeur Général

Le 6 mai 1902

« j’ai en ce moment dans mon service 9 malades atteints de fractures graves qu’il est nécessaire de radiographier dans leurs lits (souligne)
le laboratoire que vous m’avez imposé à Beaujon ne peut faire le travail, je vous demande vu l’urgence,  l’état ultérieur de mes malades peut dépendre de votre réponse, de faire ces radiographies spéciales par m. Dagincourt et cela a titre exceptionnel
.”
Veuillez recevoir …..

Bien sur ce courrier va suivre la voie administrative, donc il va passer entre les mains du maitre des requêtes du Service de Santé, aujourd’hui, on dirait entre les mains du directeur de la politique médicale.Une proposition de réponse, non sans vérification idoine va intervenir au cabinet du directeur 4 jours plus tard.

Note au directeur du chef de la division le 10 mai /1902

Il résulte des renseignement téléphonique que je reçois du directeur de Beaujon que m. Krouchkoll (chef du laboratoire de m; le dr Bazy, déclare formellement n’être pas outillé pour pouvoir opérer au lit des malades.
Dans ces conditions … autoriser m. Dagincourt à procéder….

Notre généraux et attentif directeur fera répondre par son Maitre des requetes 4 jours plus tard au directeur de Beaujpn:

le 14 /05 1902

M; le dr Tuffier a demandé de faire radiographier dans leur lit 9 malades atteint de fractures graves le dr Bazy, ayant déclaré formellement n’être pas outillé pour pouvoir opérer au lit de malades … autorise le dr Tuffier de faire appel à m. Dagincourt pour faire radiographier les dits malades.

il sera alloué une indemnité de 10 fr , ne pourront excéder le chiffre de 9

Il a fallu 8 jours pour que la décision soit prise, avec un temps de réaction de 4 a chaque palier. Tuffier a eu gain de cause, pas mon interne. Pourtant faire de la radioau lit au début du XX siécle n’était chose aisée, il fallait transporter les accus, la bobine, le tube et son pied, l’interrupteur, faire le montage au lit du patient, ce n’était pas une chose triviale que d’entreprendre ce type de radiologie. sans compter que les temps de pose était largement supérieur à la minute

De retour dans les tables

Mon dernier séjour, jeudi, aux archives, a été intense, et pour cause, je voulais retrouver la trace de Charles Rémy, qui signa plusieurs publication avec Gaston Contremoulins, au début de leur decouvertes des Rayons X voir ici la et par là ( faire une recherche par auteur), petit travail que j’avais promis à un imagier de la médecine qui travaille sur notre Gaston. J’ai donc fouillé le fichier des externes et celui des concours, et la bingo.
Rémy charles Auguste né le1 février 1851 à Montmort Marne
Reçu externe 82 e au concours de 1872 suit ses stages à st Eugénie et à st louis
Reçu interne 32 e au concours de l’année 1873 passage à l’hôpital du midi, louricnes, aux cliniques, à la Pitié ,à l’hôpital temporaire .
Passe le concours de chirurgien en 1884 pour la premiere fois, puis chaque année jusqu’en 1889 en tout 7 fois, sera deux fois admissible.

Mais en fait, j’étais venu pour commencer mon recueil de données dans les délibérations du conseil de surveillance des probléme de l’électrothérapie et de la radiothérapie.
et je tombe sur:
Création d’un laboratoire de Photochronographie à la Salpetriere, Brouardel (rapporteur) 25 juin 1891 p 458, Je le savais puisque j’avais déjà rencontré A. Londe avant qu’il ne devienne le “Patron” du laboratoire de radiologie de La salpêtriere, Marey le pionnier, avait un assistant que l’on rencontrera G Contremoulins

Création d’un Laboratoire de Photochronogrpahie à La Salpétriere
Conseil de surveillance du 16 juin 1891 Rapporteur Brouardel

Vos commissaires vous proposent d’approuver les conclusions de l’administration.

La faculté de Médecine pense, ainsi que le dit le mémoire de M. Le Directeur de l’Assistance publique, qu’il y a dans les recherches indiquées dans le projet, une source de découverte extrêmement intéressantes. Les travaux bien connus de M. Marey sur la marche, la course de l’homme, l’allure des divers animaux, le vol des oiseaux, etc.. nous montrent ce que l(on pourrait obtenir par l’étude des altération de la marche des nerveux malades et infirmes confiés à l’assistance publique….

La faculté a pris sur des fonds de collection une somme de 1990 francs pour fournir l’appareil nécessaire a ses recherches. (Appareil 1000 fr, appareil à lumière électrique 690 fr, plaques photographiques 300 fr). Elle ne peut faire servir le fond de collections qu’à l’achat d’appareil qui peuvent rentrer dans ces dites collections.

D’autres part , les recherches physiologiques auront pour conséquences des applications thérapeutiques très importantes. Chacun de nous sait combien il est difficile de déterminer les indications et contre indications des traitements électriques. Pour n’en citer qu’un exemple, les contractures survenant d’emblée ne pas justiciables des mêmes moyens que celle succédant aux paralysies. Or à la Salpêtriere, les applications des divers modes thérapeutique d’électricité sont étudiés avec une extrême persévérance depuis un certain nombre d’années. Nulles part ces recherches peuvent être faite plus utilement pour la science et pour les malades.

Ne pouvant fournir les fonds pour approprier un terrain qui appartienne à l’assistance publqiue et élever des planches qui seront immobilisées au sol, la faculté espère qu’elle obtiendra le complément indispensable des dépenses qu’elle a faites pour un objet qui rendae service aux malades confiés à l’Assistance publique.

Nous sommes, par conséquent , d’avis qu’il y a lieu d’accepter les proposition de l’administration, c’est à dire d’allouer une somme de 1529,66 fr. pour installer ce service. Cette dépense sera imputée sur les fonds du Pari Mutuel.

 

Appareil a 12 objectif de A Londes.

A ce jour je n’ai pas pu situer dans les 35 ha de la salpêtriere où se trouvait cette piste où travaillaient Londes et son aide Infroit.

Quelque liens sur ses travaux  dans la nature

Recherche dans google LA 

 

Les Equipements radiologiques des hôpitaux du GPM

A la déclaration de guerre, les moyens radiologiques sont à la mesure de l’impréparation générale. Hormis dans les quatres hôpitaux militaires de la zone, et dans les hôpitaux civils de l’assistance publique, il n’y a pas d’installation fixe dans les hôpitaux temporaires. L’autorité militaire, sous la direction de A Béclère, va faire feux de tout bois.

Les Équipages Radiologiques du Gouvernement de Paris

En septembre le camp retranché dispose de 4 voitures radiologiques:d’entre elles appartiennent au service de Santé: ce sont des véhicules réquisitionné et adapté par la maison Drault, d’après les directive de A. Béclère. « L’une est une limousine, l’autre une voiture de livraison, de capacité restreinte inaptes aux longs voyages», Elles sont sous l’autorité des adjoints de Béclère (Régnier, Baud
- La troisième appartient au Laboratoire municipal de la ville de paris sous la responsabilité du Dr Démoulin

- La quatrième est affrété par l’union des femmes de France , les service est assurée par le Sergent Gallaud.Une deuxième voiture affrété par UFF, viendra dès a fin de 1914 s’ ajouter à ces 4 véhicules, (m. Salet) .En fait la configuration a 5 voitures ne sera pas pérenne, le véhicules du Laboratoire Municipal (dr Démouilins) ne se retrouve pas dans les rapports d’activité le décembre 1916.Les équipage sont relativement stable de 1914 à la fin 1918.
Ces équipages vont venir pallier le manque d’équipements de la petite centaine d’hôpitaux pour grand blessés qui ne possèdent pas de moyens radiologiques, et bien sur tout les autres.

décembre années
voitures 15 16 17 18
12 260 121 93 118
13 78 295 0 25
Labo M. 74
uff 1 61 34 44 21
uff 2 67 96 56 0
Total 540 546 193 164
TT GMP 6305 10357 9437 7233
Act. Equip. 8,56% 5,27% 2,05% 2,27%

Selon le tableau ci dessus, on s’aperçoit que les équipages contribue fort peu à l’activité générale et que cette part diminue très fortement tout du long des années. Conséquence d’une meilleure organisation, de l’équipement des formations de l’avant, sans doute.
A la même période décembre 1917, les 3 équipages de la IV armée radiographiaient 241 blessés

Les Installations fixes

En réquisitionnant les équipements de physique des lycées,(bien souvent avec leur professeurs comme radiographes’)
: » L’hôpital VL 21 du collège Chaptal posséde aujourd’hui un laboratoire bien agencé, avec un outillage tiré du cabinet de physique du collège et dirigé par le Dr Laran »
Dans un rapport daté du mois d’ octobre 1914 , Antoine Béclère fait le point de ses moyens:
- 4 Laboratoires pour 4 hôpitaux militaires
- 17 Laboratoires pour 42 hôpitaux complémentaires
- 2 Laboratoires pour 3 hôpitaux indépendants
-30 Laboratoires pour 290 hôpitaux auxiliaires

La qualité des équipements est très variable, d’une formations l ‘autre.

Hôpitaux équipés en radiologie 1917
Type n o Total
Hôp Militaires 4 4
Centres Réforme 4 4
ET.Nationaux 4 2 6
Hôp Aux 325 59 384
Hôp bénévole 16 10 26
Hôp comp. 59 24 83
Hôp civils 24 22 46
Physiothérapie 1 5 6
Total 432 126 559

A la fin de 1917 23 % de la totalité des formations possède la radiologie , avec de grande disparité entre les types de formation.
Si tous les hôpitaux militaires sont équipés, et que 80 % des hôpitaux ou hospices civile le sont, il n’en n’est rien des hôpitaux complémentaire (28 %), des hôpitaux auxiliaires de la Croix Rouges, (15 %).
Si on regarde la répartition des hôpitaux dont on a pu retrouver le classement entre grand blessés (A), moyen (B) et convalescent (C) la répartition est plus éclairante

Hôpitaux équipés par classe
cl o Total
? 20 228
A 96 138
B 6 53
C 4 140
Total 126 559

70 % des formations recevant des grands blessés sont équipées, ce qui explique, la nécessité de maintenir les équipages mobiles . L’augmentation années après années des installations fixes sous l’impulsion Antoine Bléclere aura porté ses fruits.
Cependant, cela n’empêchera pas le déplacement des blessés vers des installations comme le Val de grâce, ou comme l’hôpital Necker ou M. Contremoulins, recevra des blessés de nombreuse formations (plus de 20 différentes) principalement durant l’année 1915. et seulement 4 en 1917 (VG 17,61; VL 33; aux 228).

Les personnels
Tous les compétence sont requises, même si Antoine Béclére, préfère, et de loin que la radiologie soit réservée au médecin, « le seul défaut du Sergent Gallaud, c’est qu’il ne soit pas médecin ».

Sur les 126 formations étudiée, 31 sont supervisées par des militaires du grade de caporal au grade de Médecin major de 1er classe, 86 par des civils.

72 formations sont dirigées par des médecins, civils ou militaires.

5 établissements sont supervisés par des femmes

Une personne peut être affectée à deux ou plusieurs établissement,le sergent Galaud non seulement opére dans l’équipage radiologique mais aussi à l’Ecole Normale Supérieure.
Madame Curie dirige les laboratoire de l’hôpital complémentaire VG 82 et l’hôpital Auxiliaire de l’Union des femmes de France N° 122.
Charles Infroit, Directeur du laboratoire de la Salpétriere supervise quand à lui en plus de celui ci , deux autres laboratoires dont celui de l’hôpital de l’écosse
Une personnalité comme le professeur Paul Langevin donne aussi de son temps pour ce type d’activité.à l’hôpital auxiliaire de l’union des femmes de france n° 154 (école st Nicolas)

Activité

A partir du même rapport d’Antoine Béclère,décembre de chaque année, on a calculé, l’activité sur les quatre année, Il existe un pic d(activité en 1916 et une diminution reguliere jusqu’en 18. Ce qui est le plus intéressant de constater c’est l’accroissement du taux de scopie réalisée qui atteint à peine 50 % en 1915 pour atteindre 80 % Chiffre remarquable. Ce qui explique que l’on retrouve plus de claque dans les dossiers des militaires blessés ou malades que de d’épreuves photographiques. En effet le coût des plaques de verre et des tirages étaient très lourd compte tenu de la rareté de l’argent, il sera multiplié par 7 en 1913 et 1920!

Les localisations de corps étrangers

C’est une activité majeure de la radiologie ou la créativité des radiologues pour trouver, utiliser des méthodes sera à la mesure de la tâche,On utilisera des moyens simples, ou plus complexes comme les compas :celui de Hirtz est le plus connu et utilisé, Une collaboration entre le chirurgien et le radiologue va se tisser autour de l’emploi de la radioscopie en salle même d’intervention..En 1917 les localisations des corps étrangers représentent 5 % de la totalité des actes, c’est un peu plus de l’activité de radiologie interventionnelle d’une service de CHU aujourd’hui.

 

Les Experts en Radiologie aux Armées en 17-18

Dès 1915, le service de santé va créé dans chaque région ou groupe de région des service centraux a la tête duquel il va placer des Grands Noms dont les Missions sont les suivantes:

A la tête de chacune de ces organisations a été placé un médecin chef de service régional. Ce médecin chef;
1° Traite les malades et les blessés qui ont  été évacués sur le Service central;
2° Parcourt les formations hospitalières de la région et y recherche les malades et le blessés justiciable de sa thérapeutique, qu’il fait traiter dans uns service secondaire ou diriger sur le Service central;
3° Recueille les renseignements scientifiques et pratiques qui résultent du fonctionnement des divers centres spéciaux de sa région
Chaque mois, il résume ceux de ces renseignements qui lui semblent les plus intéressant, et , en y joignant les résultats de sa pratique personnelle, il les communique: d’une part à la direction du Service de Santé; d’autre part, aux chefs des organisations de la meme spécialité des autres régions.”

C’est grâce a ses dispostions que l’on peut consulter aujourd’hui au val de grace les rapports deA . Béclère qui a scrupuleusement exécuté cette demande mois par mois, ainsi que les rapports de la IV et IX armées dont j’ai publié des extraits.

Je donne ci dessous les noms pour la Physiothérapie:

Physiothérapie

Gouvernement Militaire de Paris, 1er,2e,3e,4,5,6 région
Paris (Val de grâce):
- Béclère (Radiographie)
- Camus (Mécanothérapie)
- Larrat (Electrothérapie)
4 e Région
Le Mans: -    Bouchacourt
7e Région
Besançon    :-Duhem
8e Région
Bourges:-    Guilleminot
9 e et 18 e  Région
Bordeaux:
- Bergonié Réchou (Radiographie, électrothérapie)
-Sigalas     (Mécanothérapie, Crénothérapie)
10 e Région
Rennes:-    Laquerriere
12 et 17 e Région
Toulouse:-    Delherme
- Dausset (Mécanothérapie)
13 e Région
Clermont Ferrand:-    Belot,
14 e Région
Lyon    :-    Pr Cluzet adjoint Nogier
15e Région
Marseille:-    Livon, adjoint M. Moitessier
16e Région
Montpellier:-    Pr Imbert
20e et 21 e Région
Nancy:-    Pr Guilloz, adjoint M. Lamy

Les experts radiologues placé auprés de directeur de Santé des armées auront des missions qui ressemblent fort a celle décrite ci dessus

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Les Hôpitaux Du GPM Pendant le conflit- 1° les hôpitaux APHP

Travaillant pour un sujet de commande qui verra peut être le jour dans le courant de l’année 2010, je me suis attaché aux flux de malades et et aux taux de d’occupation des lits des nos Hôpitaux.

Entre le mois d’octobre 1914 (date de la première statistique) et le 31 décembre 1918, j’ai effectué un relevé journalier du nombre de lits occupé et disponibles, en médecine et chirurgie. je me suis arrêté qu’aux trois derniers mois de chaque année, pour pouvoir comparer les données d’une année l’autre.

 

La quatrième colonne provient des statistiques médicales du ministère de la guerre publié en 1920. Une courbe, donnant le nombre de lit monté et occupé par trimestre, a donc été réinterprétée pour obtenir des chiffres rond.

Sur les quatre années le taux d’occupation des lits est loin des standards actuels, mais déjà à cette époque , on attendait des taux d’occupation avoisinant le 80 %, on en est loin, jamais sur la totalité de la France on arrive à 70 % pourquoi ?
Une des raisons avancée par les autorités en 1922, est la faiblesse des structures en nombre de lit, et leur dispersion sur le territoire, des acteurs de gestion différents.
La deuxième est plus tardive , à partir de la mi 1915, la spécialisation des lits, en Chirurgie et bien sur en Médecine, provoquera une part du phénomène.

Par contre si on regarde le Tx global des Hôpitaux de Paris par rapport à celui de la France , on s’aperçoit que le taux est bien souvent supérieur de +10 % et ceci pour les 4 années.
L’évolution des taux est aussi discordante entre l’Assistance Publique de Paris et le reste de la France en particulier entre les années 1915 et 1916 , comme si on avait eu recours davantage au potentiel parisien. +3 % alors que l’on diminue de 10 % sur le territoire. Le contraire , à moindre échelle se passe entre 16 et 17. Je n’ai pas le début d’une hypothèse pour le moment.

Enfin, je voudrais m’arrêter quelque peu sur les chiffres purement Assistance Publique, ils sont un peu plus riches, puisque l’on peut faire une analyse par type de lit, par hôpital et par jour !. Mais c’est évidement un travail de bénédictin…
Je n’ai , comme annoncé plus haut, enregistré par jour que le total de l’ensemble des hôpitaux pour les lits de chirurgie et les lits de médecine, (occupé et disponible), pour les trois deniers mois de chaque année. (j’ai reculé devant l’obstacle du détail journalier par hôpital, sauf pour un hôpital mais pour autre type de travail))
Une première réflexion concernent les lits de chirurgie dont les taux d’occupation sont proches de 80% pour les années 1915 et 1916, et qui tombent à 60 % pour 1917 et 1918 chiffre rond.
Les hôpitaux de l’intérieur recevaient’ils moins de blessés, et ou ceux ci n’avait pas une longue durée de séjours pour les deux dernières années de guerre ?. Probable compte tenu de la montée en puissance des capacités de la chirurgie de l’avant avec les formations type ACA, et des HOE, parfaitement équipées pour faire de la chirurgie lourde et précise.
Les hôpitaux de l’Assistance Publique de Paris sont destinés à recevoir que des grands blessés, mon hypothèse me paraît étayée par ces taux qui sont en diminutions drastique – 20 %.
Par contre ce phénomène ne se retrouve pas pour les lits de médecine, dont le taux d’occupation est en constante augmentation, sur les quatre années pour aboutir à un complet renversement entre la chirurgie et la médecine.
Tout du long des quatre années du conflit, l’autorité demandera sans cesse des capacités supplémentaires en médecine.

Pour illustrer les capacités réciproques le tableaux suivant donne la capacité moyenne sur la période. Les chiffres ronds sur la France proviennent de l’estimation sur une courbe. Ce qui m’importe c’est plus la tendance que la précision au lit près dont je doute que l’on puisse un jour l’obtenir !

 

Vous remarquerez en passant que les capacités d’accueil des hôpitaux de Paris représentent , chiffre rond 10 % de la capacité globale hospitalière. On retrouve de nos jours le même rapport estimatif.
Ce cours exposé ne prend en compte que les hôpitaux dépendant de l’administration générale de l’Assistance Publique à Paris et pas du tout les pas loin de 450 structures qui recevaient des blessés sur l’étendue du Gouvernement de Paris !