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Nettoyage de printemps et nouveauté

Bonjour,

Comme c’est presque l’été , je me dépêche de faire le nettoyage de printemps sur le site.
j’ai en effet repris un peu l’ergonomie du menu des sources et des tables des revues , la nature, revue rose, etc.

Par la même occasion j’en ai profité pour créer  une page de recherche multisources, a savoir sur les Cr de l’académie de médecine, de l’académie des sciences, de la revue internationale d’électrologie et de radiothérapie, La nature et la revue scientifique alias revue rose.>>ICI<<
Vous pourrez faire une recherche dans le titre, le nom de l’auteur ou par date a votre choix.

Concernant la revue internationale de radiothérapie, j’ai quelque articles à vous faire partager,
Tous ces articles se retrouvent dans la Base de la BNF Gallica.

A bientôt pour d’autres découvertes.

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La revue Internationale d’electrologie et de Radiothérapie

Je viens de terminer la saisie des articles concernant la radiologie et la radiothérapie de 1896 à 1905 date de fin de numérisation que nous propose le site de Gallica.
Elle porte bien son nom d’internationale, on y trouve publié bon nombre d’américain, d’ allemand, parfois d’ italien et même un brésilien.

Pas loin de 250 items sont à votre lecture. Des années 1900 à 1905 on voit l’émergence de la radiothérapie dans le traitement des cancers.

Le formulaire de recherche et les pages réponses sont en lignes. Ils vous permettent des recherches dans le titre de l’article, par date et par auteur.

Bonne découverte.

>> ICI <<

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Mise à jour de la table la revue Nature

Après plusieurs jours de saisies , j’ai le plaisir de vous proposer la mise a jour des articles de la revue la nature, jusqu’en 1919.

ICI pour ce qui concerne la radiologie et les activités connexes.

La pour les problèmes de Santé durant la période 14-18 .

Bonnes lectures

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juste en passant un petit lien

Quand on explore le web, on a parfois des surprises:

Des chercheurs Hollandais dépoussierent un viel équipement de 1896 et l’exploite pour le comparer à ceux d’aujourd’hui.

Ils examinent la main d’un cadavre avec les deux equipements pour faire leur comparaison. le résultat est bluffant, en 120 ans c’est surtout sur la quantité de dose et l’exposition que cela c’est joué, pour le reste le diagnostic est là.

>>ICI<< le lien vers le site et le court article

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Note sur la recherche des projectiles par la radioscopie (octobre 1914)

Une petit perle en provenance de Gallica, les compte rendu du Service de santé de la  région à Orléans le 2 octobre 1914

Cette méthode de repérage, valable il me semble pour les membres me parait assez astucieuse, et je ne l’ai point vu paraitre dans d’autrse sources

Note sur la recherche des projectiles par la radioscopie

Docteur Bonneau.

Le docteur Bonneau présente un procédé qui est une  application pratique du principe géométrique connu : le corps étranger considéré par la radioscopie dans au  moins deux plans différents se trouve à l’intersection  dans le corps des deux rayons lumineux considérés.
Dans ce but et pour rendre cette méthode plus exacte, il entoure le segment de membre considéré d’un plâtre léger sur lequel il marque les repères que l’on inscrit habituellement sur la peau, au point se projette l’ombre radioscopique et au point diamétralement opposé.

En utilisant deux plans, on a donc quatre repères correspondant aux orifices d’entrée et de sortie de deux rayons lumineux.
Le plâtre est fendu, enlevé, reconstitué, et des fils,réunissant les repères deux à deux, donnent exactement la place du corps étranger dans la coupe schématique du
membre constitué par le cylindre de plâtre.  Une aiguille mensuratrice peut être enfoncée dans le plâtre au point correspondant à la voie d’accès la meilleure pour le chirurgien. Allant jusqu’au croisement des fils, elle donne la profondeur en même temps que la direction à suivre.

En cours d’opération, le chirurgien peut avoir (préalablement stérilisé à l’étuve sèche) son bracelet de plâtre, le replacer, remettre l’aiguille à la profondeur connue et
rectifier sa voie s’il tend à s’en éloigner.  Ce qui s’applique facilement à un segment de membre peut, avec quelques variantes, s’appliquer à toutes les régions du corps.
Le
docteur Bonneau présente- quelques appareils dont deux pour les régions sus-épineuse et sous-scapulaire sont des sortes d’épaulettes plâtrées largement fenêtrées qui lui ont permis de retrouver dans les masses musculaires de très petits éclats d’obus mal tolérés.
Il y a à considérer certains détails importants de technique. La recherche et la marque de l’ombre radioscopique antérieure et de son point diamétralement opposé
doivent être faites naturellement avec une immobilité parfaite ; mais il est encore plus simple d’utiliser un compas d’épaisseur terminé à ses deux extrémités par des
anneaux ; on modifie sa position jusqu’à avoir superposées les ombres du corps étranger et des deux anneaux.
Il faut tenir compte aussi de ce fait que les mouvements modifiant beaucoup les rapports, le sujet doit être radioscopé dans la position d’opération et si le segment de
membre est très mobile, il sera fixé par une attelle plâtrée des avant la radioscopie et pour jusqu’après l’opération.
Enfin,
dans les cas difficiles, il vaut mieux utiliser trois rayons lumineux au lieu de deux.

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Le nettoyage des plaies à la dem… en 1915

Un petit texte péché dans la Presse Médicale du mois d’avril 1915:

Moyen pratique pour éviter dans la mesure du possible l’infection des plaies
Par le dr Eynard
de Marseille
La teinture d’iode, le pansement individuel sont un moyen préventif  très efficace, mais encore faut-il l’employer d’une façon utile.
Or, si vous appliquer la teinture d’iode sur une parti du corps plus ou moins souillée, plus souvent plus que moins, vous désinfectez la partie superficielle, tandis que les couches profondes de crasse  continuent à cultiver une quantité énorme le micro-organismes, agents d’infection, agents du tétanos, qui ne demandent qu’à se propager par la porte ouverte faite par la blessure.
Le pansement aseptique sera aussitôt souillé si vous l’appliquez avec des mains sales, recouvertes de terre, de poudre, de graisse, que sais-je encore, dont il est impossible de se préserver sur le champ de bataille et même en dehors.
Les moyens de fortune qu’il faut employer en temps de guerre m’ont amené à me servir d’un produit que l’on trouve partout, même tout près du front, et qui doit pater en partie aux inconvénients que je signale plus haut. Il est à recommander aux blessés et à tous ceux qui donnent les premiers soins et même les soins ultérieurs.
Rien n’est plus facile, en effet, que de se procurer de l’essence de pétrole : autos, aéros sont partout ; des dépôts se trouvent à chaque ravitaillement.
Lavez vous les mains avec l’essence, vous les aurez aussitôt propres, presque aseptiques ; lavez largement autour de la plaie avec cette même essence, vous enlèverez plusieurs couches de crasse, même sur des tissus qui paraissent propres : appliquez ensuite la teinture d’iode et le pansement aseptique et vous éviterez bon nombre d’infection secondaires.
L’essence n’est pas irritante ni pour la peau, ni pour la blessure : une expérience de plus de cinq mois sur le pourtour de larges blessures et sur les mains, plusieurs fois par jour, ne m’a occasionné aucun désagrément : l’essence n’est pas irritante.
Un inconvénient (je le signale que pour mémoire ) : l’odeur désagréable. Il est secondaire.
Une autre précaution à prendre : ne pas s’en servir devant une flamme pour éviter tout accident.
Je l’ai employé en remplacement de l’éther dont j’avais coutume de me servir. Mais je la trouve préférable : moins volatile, moins dangereuse, moins chère.
Quel meilleur décrasseur aseptique, laissant la peau sèche (condition essentielle pour que l’iode agisse efficacement ) ?
L’essence est donc appelée à rendre les grands services.
NB   de même que pour la teinture d’iode ne pas abuser de l’essence pour ne pas brûler la peau ou l’irriter. Si les pourtours de la plaie sont rouges , ou légèrement enflammés, excoriés, employer soit la pommade de Reclus, ou mieux une pommade contenant :
Résorcine   à  10
Oxyde de zinc  à  10
Vaseline    100
Recommander aussi dans les formations de la 1er ligne ou de la 2e ligne de laver avec l’essence et avec soin non seulement les pourtours de la plaie , mais aussi loin que possible. Pour une jambe, par exemple, ne pas craindre de décrasser depuis l’aine jusqu’aux ongles de pied
Que de blessés dont un lavage restreint et souvent trop superficiel ont eu des complications qu’on aurait pu éviter.

Je ne saurais argumenter la valeur aseptique de ce type de lavage, c’est loin de mon domaine de compétence, mais a la guerre comme a la guerre, il me semble que de l’eau javellisée rend et à rendu de plus grand service, il est vrai que l’on aussi l’inconvénient de l’odeur, et que les moteurs rotatifs des aéros, a ma connaissance ne fonctionnent pasà la Javel …

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Compte rendu de la réunions des centres de neurologie militiare 1916

Justingodard Devant les complications neurologiques des blessures de guerre dues aux traumatismes crâniens, ou aux atteintes de la moelle épinière, des nerfs périphériques, et après l’installation des Centres de Neurologie par région, les neurologues de tous poils ressentent le besoin de mettre en commun leurs observations et leurs pratiques pour tenter de répondre aux questions que se pose la nation au travers de son Sous Secrétaire au Service de Santé Justin Godard

Les débats vont durer deux jours en avril 1916. Le fond du problème étant la récupération possible ou non d’effectifs, la problématique de la réforme n’est pas encore si prégnante. on y retrouve les sommités de l’époque Pierre Marie; Babinski, Clovis Vincent.

Sont aussi abordées dans le relevé de conclusions, mais de manière moins approfondie, les questions  de Neuropsychiatrie. voir l’article de Darmon Pierre. Des suppliciés oubliés de la Grande Guerre : les pithiatiques. In: Histoire, économie et société. 2001, 20e année, n°1. pp. 49-64. url : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/hes_0752-5702_2001_num_20_1_2253 Lire la suite de cet article »

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la neuro-psychiatrie de guerre au point de vue des réformes

En  Aout 1918, la presse médicale fait une analyse et un résumé d’une parution de la revue de neurologie. Cela concerne les positions à prendre devant différent type de cas en vue de la mise à la réforme des soldats présentant des troubles neurologiques plus ou moins graves. On est plus au début du conflit ou le rôle des neurologues était de dépister les simulateurs. Maintenant se  pose le difficile problème de l’attribution d’une pension. Les auteurs Marey et Piéron abordent les cas de: Paralysie générale . Crises d épilepsie apparues ou aggravées. Accès de somnambulisme. Accident après vaccinations antityphoïdiques.
Ce qui est intéressant c’est de suivre le raisonnement de ces messieurs, le point d’achoppement sera toujours la détermination d’un fait de guerre patent. Il est aussi intéressant de constater au décours de ces raisonnements, la part que pouvoir avoir dans l”appréciation la présence ou de ” tare “, vocabulaire d’époque, aujourd’hui on dirait terrain, comme la syphilis ou l’alcoolisme…
Enfin, les accidents de vaccination antityphoïdique surgissent ici dans un contexte que je n’aurais pas envisagé.

extrait  —————————————————————————————————————————

Conclusions pratiques.-
La réforme n°1 (pension de retraite) sera accordée aux paralytiques généraux , qu’ils soient ou non syphilitique ou alcooliques , lorsque l’affection aura été nettement consécutive à un fait de guerre.
La réforme n°1 pourra être accordée, en l’absence de fait de guerre précis a, aux paralytiques généraux qui auront été soumis aux fatigues prolongées de la vie du front, même avec syphilis certaine ou seulement probable, et en particulier lorsque la réaction de Wasserman positive constitue le seul indice valable de syphilis, étant donné le caractère insuffisamment probant de cette réaction.

La réforme n°1 sera accordée aux épileptiques dont les crises convulsives auront été  consécutives a un fait de guerre (commotion, traumatisme, émotion violente).
La réforme n°1 pourra être accordée aux épileptiques dont les crises convulsives auront été » consécutives aux fatigues de la vie du front.
La réforme n°1 pourra être accordée aux épileptiques qui auront vu leurs crises augmenter de fréquence dans de notable proportion à la suite d’un fait de guerre ou des fatigues d’une vie prolongée au front.

La réforme n°1, ou tout au moins la réforme temporaire (2eme catégorie), sera accordée aux somnambules dont les accès somnambuliques ont été consécutifs à un fait de guerre (Commotion, traumatisme, etc).

La réforme n°1, ou tout au moins la réforme temporaire (2eme catégorie), pourra être accordée lorsque des accidents nerveux pu mentaux auront été consécutifs aux vaccinations antityphoïdique

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5 mois de vacances, cela fait un peu…… beaucoup non ?

5 mois sans un seul article dans ce blog pourquoi ?
Pas de raisons majeures, ni problème de santé ni réellement manque  de temps, plutôt une certaine lassitude sur le sujet, des activités attractives dans le jardin, et la découverte de la région.

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Cependant cela n’excuse en rien mon manque de publication.
Il faut dire que j’ai un peu perdu le fil de mes recherches, et surtout de mes consultations aux archives. Depuis que les modalités ont changées, elles se sont drastiquement dégradée depuis plus d’un an , il est nettement moins plaisant pour moi de faire un séjour à Paris, même si il n’ y a qu’une heure de train depuis Montargis.

Bon allez, je m’y recolle, le temps des activité d’intérieur revient….

A bientôt

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Cela chauffe pour le Dr Leray à St Antoine (1901-1902)

Au début de la radiologie dans les Hôpitaux de Paris, il n’y avait que 4 Laboratoires officiels (créés en 1900) subventionnés par le conseil municipal de la ville de Paris. A savoir :
Necker, dirigé par G. Contremoulins
La Salpêtriere : Par A . Londe, puis par Infroit.
Baudelocque puis Lariboisiere, supervisé par C.Vaillant.
Saint Antoine, le seul dirigé a l’époque par un médecin le Dr Leray. Les trois autres étant tous issus du monde soit de la physique soit de la photographie.

Chaque laboratoire avait une circonscription , une liste d’hôpitaux, pour st Antoine, par exemple il devait desservir entre autres, Hérold et Tenon. Les patients était donc envoyés par voitures hippomobiles au laboratoire de sa circonscription.

Cette belle organisation va évidement susciter quelques problèmes, en particulier sur les délais de réaction et de rendus. Ce sera un des arguments majeurs de la communauté médicale pour demander l’extension des laboratoires (chose faite en 1908).

Dans les cotes 9 L , on trouve pas mal de documents émanant des hôpitaux clients qui se plaignent du travail et surtout de la qualité des documents restitués.

Que l’on en juge :

Déjà en 1901 3 mois après le début du démarrage du Laboratoire de St Antoine, Le Dr Broca demande son rattachement à la Salpetrière dans une entrevue avec le directeur , celui lui répond dans une lettre daté du 24 septembre 1901:

« Vous m’avez exprimé le désir que l’hôpital tenon soit rattaché pour le service de la radiographie au laboratoire de la Salpetrière au lieu de l’être à celui de l’hôpital de Saint Antoine.
Permettez moi de vous faire remarquer que le laboratoire de radiographie de l’hôpital Saint Antoine ne fonctionne que depuis trois mois au cours desquels le chef de Laboratoire a été absent un mois.
Je crois pouvoir vous assurer que ce laboratoire vous donnera pleine satisfaction et j’ai appelé l’attention de son chef, M. le Dr Leray pour que tous les soins soient apportés dans l’exécution des des épreuves qui lui seront demandées.

Afin d’obtenir la transmission des épreuves , le directeur de Tenon avisé par téléphone aussitôt que celles ci seront prêtes, devra les envoyer chercher par un exprès…

Il termine sa lettre en ajoutant les deux arguments qui seront souvent repris pour refuser cette dérogation, la distance et la charge de travail de La Salpêtriere.
Deux jours plus tard il adresse une lettre au Dr Leray :
« Vous savez que les services de chirurgie et de médecine de l’hôpital Tenon sont rattachés en ce qui concerne la radiographie, la radioscopie, et la photographie au laboratoire de l’hôpital de Saint Antoine, dont vous êtes chargé.
Afin d’assurer la transmission sans retard des épreuves une fois terminées, je vous serais obligé de vouloir bien veiller à ce qu’avis en soit donné par téléphone au directeur de l’hôpital Tenon chargé de faire aussitôt prendre ces épreuves par un exprès.
Je compte que vous apporterez tous vos soins dans l’exécution des épreuves qui vous seront demandées. »

Vous remarquerez que le directeur s’inscrit dans l’organisation des transmissions des documents en utilisant les dernières technologie de cette période…le téléphone , fixe !

3 mois plus tard, la cela va être plus délicat pour Notre Bon Dr Leray, en effet, conjointement et à un mois d’intervalle Albarran de l’hôpital Hérold, Lejars, et Broca vont demander leur rattachement à la Salpêtriere avec des plaintes cette fois ci , cela commence par l’hôpital Hérold,

Une lettre du directeur de cet établissement demande son rattachement à la salpêtrière le 16 janvier 1902

« Par lettre du 22 juillet 1901 j’étais informé que l’hôpital Hérold était rattaché au laboratoire de radiographie de l’hôpital St Antoine où nos petits malades étaient conduits chaque fois que le chirurgien le demandait.

Le dr Albarran désire aujourd’hui que les radiographies soient faites à la Salpêtriere, estimant insuffisantes celles qui lui sont venues de St Antoine à différentes reprises. Ne pouvant déroger sans autorisation, à la règle établie, j’ai répondu à M Alabarran que je vous transmettrais cette demande et le tiendrais au courant de la décision que j’ai l’honneur de vous prier de bien vouloir prendre »

Cette dérogation sera refusée le 14 mars avec les raisons invoquées de la distance et de la charge de travail, toutefois ile ajoute a sa lettre :

« Le dr Albarran peut être assuré toutefois que j’ai appelé l’attention de M. le chef du laboratoire de radiographie de l’hôpital st Antoine pour que tous ses soins soient apportés dans l’exécution des épreuves qui lui seront demandées »

Le 3 février 1902 le dr Lejars chirurgien de Tenon fait la même demande de rattachement à la salpêtrière

« …Je regrette d’avoir à dire que les radiographies qui nous ont été fournies par le laboratoire de Saint Antoine ne sont pas suffisantes, et que dans l’état actuel de la chirurgie il est réellement malheureux de ne pouvoir faire profiter les blessés de toutes les ressources de cette précieuse méthode; la loi sur les accidents du travail et ses conséquences rendent encore plus regrettable cette difficulté d’un diagnostic précis, chez un grand nombre de nos ouvriers.

J’avais pensé que les radiographies exécutées à St Antoine s’amélioreraient , cela ne s’est pas produit; j’avais espéré encore qu’au 1 er Janvier la situation antérieure serait rétablie, il n’en est rien, parait il. Nos malades de Tenon ont toujours la mauvaise chance d’être dirigé vers une installation, tout aussi lointaine que la Salpetrière, et d’où ils nous rapportent des épreuves bien inférieures et beaucoup moins utilisable pour le reste du traitement.

J’ai l’honneur de vous prier, Monsieur le Directeur de m’autoriser à faire radiographier , comme par le passé , au moins le les fractures importantes ou complexes et les plaies avec corps étrangers, en un mot, les traumatismes où la radiographie est réellement à l’heure actuelle de n”nécessité absolue, et qui peuvent donner lieu ultérieurement à des actions judiciaires , comme les accidents de travail, à faire radiographier les blessé de Tenon au laboratoire de la salpêtrière

Veuillez agréer …. »

Lejars

 Cette fois, les choses sont dites et sérieuses, c’est carrément d’incompétence dont est taxé notre Leray, et un argument d’ordre juridique apparaît au décours de la nouvelle loi sur les accidents de travail qui vient de rentrer en application et qui à caussé beaucoup d’angoisse au chirurgien et au médecin.
Là le directeur se faĉhe : (note en marge de la lettre du 7 fevrier du directeur de Tenon)
“Il faut appeler Leray et lui faire des observations”
et fait convoquer le Dr Leray par le chef de service des Hôpitaux et Hospices qui rédige une note le 7 mars :
“Vu le docteur Leray auquel conformément aux instructions de monsieur le Directeur je réitère nos observations.”
4 jours plus tard Leray fait parvenir un document au directeur dans lequel il plaide sa cause :
« Je viens d’apprendre avec regret, par M. Thiniere, qu’il y avait des plaintes émanant de MM les dr Broca, Lejars, Albaran, concernant le travail fourni par le laboratoire de radiographie que je dirige à l’hôpital st Antoine…/..il est arrivé que certaines épreuves n’avait pas la valeur démonstrative que l’on peut demander aujourd’hui à la radiographie.
Il est deux raisons capitales qui expliquent la cause occasionnelle des critiques formulées: 1° l’insuffisance de local actuellement mis a ma disposition; 2° l’insuffisance du personnel( je n’ai en effet qu’un préparateur et un garçon, aux appointements de 50 fr par mois, ce qui ne me permet d’être d’une exigence par trop rigoureuse, et me force en revanche à payer de ma personne plus que de mesure…. »

Leray va développer ses deux arguments : L’insuffisance des son local, (voir la photographie de son laboratoire de l’époque qui lui sert

“1° de salle d’attente des malades,
2° de salle d’opération radiographique,
3° de salle de manipulations photographiques,
4° de cabinet pour l’inscription des malades,
5° de cabinet pour l’enregistrement et le classement des clichés”.

D’où une surpopulation :
« Quand il vient à la fois 4 ou 5 malades des hôpitaux de la circonscription , accompagnés ou non d’infirmière ou infirmiers, que de plus on amène des cas urgents pour l’hôpital St Antoine, il nous est arrivé d’être 10, 12 ou même plus dans cette unique pièce. Or cette pièce sert de salle d’opération de là nait tout d’abord la difficulté de ne choquer la pudeur de personne, et complication des opérations »

Les mesures de radioprotections étaient « méconnues », sans parler de la qualité de l’air avec un tel confinement des personnes dans ce petit volume.

Mais Leray se défend comme il peut en citant ses travaux scientifique et publications faites a partir de ses documents.
Ses beaux arguments ne suffiront pas, 5 mois plus tard, Le Dr Souligoux remplace Lejars comme chirurgien pendant le mois d’aout 1902. Et lui adresse une lettre au siège demandant pour cette fois ci que se soit Vaillant à Lariboisiere qui prenne en charge ses patients. Le 2 Aout 1902 :
« Il s’agit d’une radiographie très délicate et je serai heureux qu’elle fut faite par M. Vaillant à qui je pourrai moi même donner les indications précises. »
Cela lui sera refusé avec les même arguments de distance et de surcharge que pour les demandes précédentes.

Ce laboratoire de Saint Antoine, ne passera pas a postérité, l’ombre de Béclère sera trop importante, et même en 1914 au moment de la mobilisation , Cally faisant son enquête dans tout les laboratoires pour en faire le bilan, aura des mots assez durs sur la tenue de ce service par son chef.