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Cela chauffe pour le Dr Leray à St Antoine (1901-1902)

Au début de la radiologie dans les Hôpitaux de Paris, il n’y avait que 4 Laboratoires officiels (créés en 1900) subventionnés par le conseil municipal de la ville de Paris. A savoir :
Necker, dirigé par G. Contremoulins
La Salpêtriere : Par A . Londe, puis par Infroit.
Baudelocque puis Lariboisiere, supervisé par C.Vaillant.
Saint Antoine, le seul dirigé a l’époque par un médecin le Dr Leray. Les trois autres étant tous issus du monde soit de la physique soit de la photographie.

Chaque laboratoire avait une circonscription , une liste d’hôpitaux, pour st Antoine, par exemple il devait desservir entre autres, Hérold et Tenon. Les patients était donc envoyés par voitures hippomobiles au laboratoire de sa circonscription.

Cette belle organisation va évidement susciter quelques problèmes, en particulier sur les délais de réaction et de rendus. Ce sera un des arguments majeurs de la communauté médicale pour demander l’extension des laboratoires (chose faite en 1908).

Dans les cotes 9 L , on trouve pas mal de documents émanant des hôpitaux clients qui se plaignent du travail et surtout de la qualité des documents restitués.

Que l’on en juge :

Déjà en 1901 3 mois après le début du démarrage du Laboratoire de St Antoine, Le Dr Broca demande son rattachement à la Salpetrière dans une entrevue avec le directeur , celui lui répond dans une lettre daté du 24 septembre 1901:

« Vous m’avez exprimé le désir que l’hôpital tenon soit rattaché pour le service de la radiographie au laboratoire de la Salpetrière au lieu de l’être à celui de l’hôpital de Saint Antoine.
Permettez moi de vous faire remarquer que le laboratoire de radiographie de l’hôpital Saint Antoine ne fonctionne que depuis trois mois au cours desquels le chef de Laboratoire a été absent un mois.
Je crois pouvoir vous assurer que ce laboratoire vous donnera pleine satisfaction et j’ai appelé l’attention de son chef, M. le Dr Leray pour que tous les soins soient apportés dans l’exécution des des épreuves qui lui seront demandées.

Afin d’obtenir la transmission des épreuves , le directeur de Tenon avisé par téléphone aussitôt que celles ci seront prêtes, devra les envoyer chercher par un exprès…

Il termine sa lettre en ajoutant les deux arguments qui seront souvent repris pour refuser cette dérogation, la distance et la charge de travail de La Salpêtriere.
Deux jours plus tard il adresse une lettre au Dr Leray :
« Vous savez que les services de chirurgie et de médecine de l’hôpital Tenon sont rattachés en ce qui concerne la radiographie, la radioscopie, et la photographie au laboratoire de l’hôpital de Saint Antoine, dont vous êtes chargé.
Afin d’assurer la transmission sans retard des épreuves une fois terminées, je vous serais obligé de vouloir bien veiller à ce qu’avis en soit donné par téléphone au directeur de l’hôpital Tenon chargé de faire aussitôt prendre ces épreuves par un exprès.
Je compte que vous apporterez tous vos soins dans l’exécution des épreuves qui vous seront demandées. »

Vous remarquerez que le directeur s’inscrit dans l’organisation des transmissions des documents en utilisant les dernières technologie de cette période…le téléphone , fixe !

3 mois plus tard, la cela va être plus délicat pour Notre Bon Dr Leray, en effet, conjointement et à un mois d’intervalle Albarran de l’hôpital Hérold, Lejars, et Broca vont demander leur rattachement à la Salpêtriere avec des plaintes cette fois ci , cela commence par l’hôpital Hérold,

Une lettre du directeur de cet établissement demande son rattachement à la salpêtrière le 16 janvier 1902

« Par lettre du 22 juillet 1901 j’étais informé que l’hôpital Hérold était rattaché au laboratoire de radiographie de l’hôpital St Antoine où nos petits malades étaient conduits chaque fois que le chirurgien le demandait.

Le dr Albarran désire aujourd’hui que les radiographies soient faites à la Salpêtriere, estimant insuffisantes celles qui lui sont venues de St Antoine à différentes reprises. Ne pouvant déroger sans autorisation, à la règle établie, j’ai répondu à M Alabarran que je vous transmettrais cette demande et le tiendrais au courant de la décision que j’ai l’honneur de vous prier de bien vouloir prendre »

Cette dérogation sera refusée le 14 mars avec les raisons invoquées de la distance et de la charge de travail, toutefois ile ajoute a sa lettre :

« Le dr Albarran peut être assuré toutefois que j’ai appelé l’attention de M. le chef du laboratoire de radiographie de l’hôpital st Antoine pour que tous ses soins soient apportés dans l’exécution des épreuves qui lui seront demandées »

Le 3 février 1902 le dr Lejars chirurgien de Tenon fait la même demande de rattachement à la salpêtrière

« …Je regrette d’avoir à dire que les radiographies qui nous ont été fournies par le laboratoire de Saint Antoine ne sont pas suffisantes, et que dans l’état actuel de la chirurgie il est réellement malheureux de ne pouvoir faire profiter les blessés de toutes les ressources de cette précieuse méthode; la loi sur les accidents du travail et ses conséquences rendent encore plus regrettable cette difficulté d’un diagnostic précis, chez un grand nombre de nos ouvriers.

J’avais pensé que les radiographies exécutées à St Antoine s’amélioreraient , cela ne s’est pas produit; j’avais espéré encore qu’au 1 er Janvier la situation antérieure serait rétablie, il n’en est rien, parait il. Nos malades de Tenon ont toujours la mauvaise chance d’être dirigé vers une installation, tout aussi lointaine que la Salpetrière, et d’où ils nous rapportent des épreuves bien inférieures et beaucoup moins utilisable pour le reste du traitement.

J’ai l’honneur de vous prier, Monsieur le Directeur de m’autoriser à faire radiographier , comme par le passé , au moins le les fractures importantes ou complexes et les plaies avec corps étrangers, en un mot, les traumatismes où la radiographie est réellement à l’heure actuelle de n”nécessité absolue, et qui peuvent donner lieu ultérieurement à des actions judiciaires , comme les accidents de travail, à faire radiographier les blessé de Tenon au laboratoire de la salpêtrière

Veuillez agréer …. »

Lejars

 Cette fois, les choses sont dites et sérieuses, c’est carrément d’incompétence dont est taxé notre Leray, et un argument d’ordre juridique apparaît au décours de la nouvelle loi sur les accidents de travail qui vient de rentrer en application et qui à caussé beaucoup d’angoisse au chirurgien et au médecin.
Là le directeur se faĉhe : (note en marge de la lettre du 7 fevrier du directeur de Tenon)
“Il faut appeler Leray et lui faire des observations”
et fait convoquer le Dr Leray par le chef de service des Hôpitaux et Hospices qui rédige une note le 7 mars :
“Vu le docteur Leray auquel conformément aux instructions de monsieur le Directeur je réitère nos observations.”
4 jours plus tard Leray fait parvenir un document au directeur dans lequel il plaide sa cause :
« Je viens d’apprendre avec regret, par M. Thiniere, qu’il y avait des plaintes émanant de MM les dr Broca, Lejars, Albaran, concernant le travail fourni par le laboratoire de radiographie que je dirige à l’hôpital st Antoine…/..il est arrivé que certaines épreuves n’avait pas la valeur démonstrative que l’on peut demander aujourd’hui à la radiographie.
Il est deux raisons capitales qui expliquent la cause occasionnelle des critiques formulées: 1° l’insuffisance de local actuellement mis a ma disposition; 2° l’insuffisance du personnel( je n’ai en effet qu’un préparateur et un garçon, aux appointements de 50 fr par mois, ce qui ne me permet d’être d’une exigence par trop rigoureuse, et me force en revanche à payer de ma personne plus que de mesure…. »

Leray va développer ses deux arguments : L’insuffisance des son local, (voir la photographie de son laboratoire de l’époque qui lui sert

“1° de salle d’attente des malades,
2° de salle d’opération radiographique,
3° de salle de manipulations photographiques,
4° de cabinet pour l’inscription des malades,
5° de cabinet pour l’enregistrement et le classement des clichés”.

D’où une surpopulation :
« Quand il vient à la fois 4 ou 5 malades des hôpitaux de la circonscription , accompagnés ou non d’infirmière ou infirmiers, que de plus on amène des cas urgents pour l’hôpital St Antoine, il nous est arrivé d’être 10, 12 ou même plus dans cette unique pièce. Or cette pièce sert de salle d’opération de là nait tout d’abord la difficulté de ne choquer la pudeur de personne, et complication des opérations »

Les mesures de radioprotections étaient « méconnues », sans parler de la qualité de l’air avec un tel confinement des personnes dans ce petit volume.

Mais Leray se défend comme il peut en citant ses travaux scientifique et publications faites a partir de ses documents.
Ses beaux arguments ne suffiront pas, 5 mois plus tard, Le Dr Souligoux remplace Lejars comme chirurgien pendant le mois d’aout 1902. Et lui adresse une lettre au siège demandant pour cette fois ci que se soit Vaillant à Lariboisiere qui prenne en charge ses patients. Le 2 Aout 1902 :
« Il s’agit d’une radiographie très délicate et je serai heureux qu’elle fut faite par M. Vaillant à qui je pourrai moi même donner les indications précises. »
Cela lui sera refusé avec les même arguments de distance et de surcharge que pour les demandes précédentes.

Ce laboratoire de Saint Antoine, ne passera pas a postérité, l’ombre de Béclère sera trop importante, et même en 1914 au moment de la mobilisation , Cally faisant son enquête dans tout les laboratoires pour en faire le bilan, aura des mots assez durs sur la tenue de ce service par son chef.

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Insertions dans la table des Cotes

Plus de 70 documents ont été inséré dans la table des cotes.

Cette table recense tous les documents concernant la radiologie depuis le début, 1896 jusqu’en 1920, ils sont issus soit des fonds des hôpitaux, soit du fond du cabinet du siège.

Il y a à ce jour plus de 1000 documents recensés à ce jour (1096 exactement). Bon nombre on déjà fait l’objet de petit articles dans ce blog.

Je vous en réserve encore certain, en particulier de Necker, de st antoine et de Tenon…

A bientôt

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L’ attraction du service de Necker en 1904 et ses conséquences financières

Si Contremoulins fait des rapports d’activité au directeur général, son directeur en fait de même en apportant un éclairage sur le budget de ce service, alors en pleine phase d’extension, ce qui va d’ailleurs vite poser des problèmes de délais  et de budget.(Cote 9L 120 , rapport d’activité 1904)

le tableau ci dessous retraité avec un ajout de deux colonnes  permettant des comparaisons entre Hôpitaux

Établissement Nb de malades Nb d’épreuves Dépenses nb incidence dep par mal.
Hôtel dieu 1 2 9,02 2 9,02
Pitié 86 171 401,08 2,0 4,66
Charité 116 237 539,38 2,0 4,65
Necker 420 843 1933,16 2,0 4,60
Cochin 84 185 422,95 2 5,04
Beaujon 1 4 16,55 4 16,55
Lariboisere 1 2 3,64 2 3,64
Laennec 169 357 816,12 2,1 4,83
Broussais 21 55 113,45 2,6 5,40
Boucicaut 99 192 394,22 1,9 3,98
Maison de santé 1 1 4,51 1 4,51
Maternité 8 16 41,56 2 5,20
Baudelocque 6 23 54,33 3,8 9,06
Enfants malades 379 738 1543,64 1,9 4,07
Enfants assistés 44 89 202,13 2,0 4,59
St louis 3 10 18,2 3,3 6,07
Ménages 1 6 15,72 6 15,72
Ivry 1 2 3,64 2 3,64
Total 1441 2933 6533,3 2,04 4,53

Un regroupement par pôle géographique et un calcul de pourcentage sur l’activité  nous permet d’affiner notre étude.

Établissement % de mal % des dép
Necker 29,15% 29,59%
Enfants malades 26,30% 23,63%
Laennec 11,73% 12,49%
67,18% 65,71%
Cochin 5,83% 6,47%
Maternité 0,56% 0,64%
Baudelocque 0,42% 0,83%
Enfants assistés 3,05% 3,09%
9,85% 11,04%
Charité 8,05% 8,26%
Broussais 1,46% 1,74%
Boucicaut 6,87% 6,03%
8,33% 7,77%
Pitié 5,97% 6,14%
5,97% 6,14%
Hôtel dieu 0,07% 0,14%
Beaujon 0,07% 0,25%
Lariboisere 0,07% 0,06%
Maison de santé 0,07% 0,07%
St louis 0,21% 0,28%
0,49% 0,79%
Ménages 0,07% 0,24%
Ivry 0,07% 0,06%
0,14% 0,30%

Si Necker représente 30 % des dépenses pour 30 % des malades, il reste 71 % des dépenses qui reste à la charge de l’hôpital et qui sont imputable aux autres hôpitaux. Ce fait ne va évidemment pas manqué de sauter au yeux du directeur qui souhaite une compensation inter-hospitalière. Chose qui n’existe pas à cette époque.

Voyons un peu les dépenses de ce laboratoire

Le salaire de Contremoulins, de son préparateur, de son mécanicien et d’un garçon sont prélevés sur la subvention municipale allouée à ce laboratoire qui s’élève à16500 fr pour les dépense dites ordinaires (personnel et entretien) , une autre de 6000 fr «  pour la construction et l’achat d’appareil ».
Donc on peut dire que Contremoulins n’est pas un agent de l’Assistance Publique. Par contre depuis 1903 une infirmière , puis une seconde lui ont été adjointe au cadre de son laboratoire, lesquelles bien sur sont à la charge du budget hospitalier.
Ces deux subventions sont loin de couvrir la totalité des dépenses, ainsi le directeur a été obligé de comblé le déficit sur ces crédits hospitaliers pour un montant de 15 220 fr dont il donne la réparti dans le tableau suivant

Nature de la dépense Dépense totale

Répartition de la dépense

Crédit spécial de 16.500 fr Crédit hôpitalde 6000 fr

Budget ordinaire

Sommes

Sous chapitres

Personnel Technique

13 804,80

13 804,80

 

 

 

Personnel Hospitalier

1 678,91

 

 

1 678,91

VIII personnel Hospitalier

Mobilier commerce

260,97

260,97

 

 

 

Mobilier magasin

29,00

 

 

29,00

XVII Mobilier

Eau

500,00

 

 

500,00

XX Eau salubrité

Chauffage

1 114,91

 

 

1 114,91

XV Chauffage électricité

Gaz

300,00

 

 

300,00

idem

Électricité

1 840,89

 

 

1 840,89

 

Prod. pharmaceutiques

1 610,15

 

 

1 610,15

 

Prod. chimiques

1 378,55

1 378,55

 

 

 

Instruments

1 679,48

451,65

 

1 227,83

XVIII Appareils

Quincailleriemat.premiere

3 204,64

 

3 204,64

 

 

Forge et outils

373,55

 

373,55

 

 

Transformateur

2 000,00

 

2 000,00

 

 

Verrerie

104,27

81,02

 

23,25

XVII Mobilier

Plaques radiographiques

5 247,65

 

 

5 247,65

XVIII Appareils

Papiers et carton

1 645,90

 

 

1 645,90

XVIII Appareils

Frais de voitures divers

488,55

486,95

 

1,60

 

Total

37 262,22

16 463,94

5 578,19

15 220,09

 

Un tiers des dépenses à la charge de l’hôpital, sont dues à l’achat de surfaces sensibles, l’achat de papier et cartons vaut autant que le salaire annuel des deux infirmières et les produit pharmaceutiques.
Ce qui agace le plus le directeur c’est le fait que Necker paye pour les autres hôpitaux des charges indues… « il n’est pas logique de grever le budget de l’hôpital Necker de dépenses qui intéressent d’autres hôpitaux. Sur 2933 opérations radiographiques exécutés, 843 seulement concernent des malades de Necker. »
De plus , on retrouve une vieille polémique d(affectation budgétaire entre la recherche et l’hôpital: En outre, le laboratoire de Necker ne sert pas exclusivement aux malades, c’est aussi un laboratoire d’études, on y fait des expériences des recherches, on y construit des appareils pour d’autres laboratoires.

Et pour bien enfoncer le clou il termine par un dernier tableau qui montre l’accroissement de l ’activité et des dépenses


Années Nb de malades Dep subventionés Charge de l’hop. Dep totale

Si l’on fait un ratio entre les charges supporté par le budget de Necker sur les 4 années d’activités du laboratoire par rapport à la dépense totale, celui varie entre 33 % et 41 % , ce qui nous paraît énorme, et l’on comprend le désir d u directeur pour que ces charges soient reporté sur les hôpitaux qui envoie leurs malades.

Il ne sera pas entendu sur ce point.

Je n’ai pas retrouvé dans les cotes des autres laboratoires ( Salpêtriere, Saint Antoine, Lariboisiere) de document de ce types nous permettant de croiser les données.

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Des délais de rendez-vous au délais de compte rendu

1904-1905 La radiologie est en plein essor, les demandes affluent, et il n’y a que 4 Laboratoires dans Paris, d’où une insatisfaction qui monte. Nous sommes à cette date en pleine polémique entre les médecins et les non médecins sur l’utilisation des rayons X à des fins médicales. Des réclamations arrivent au siège, au secrétariat général d’où une lettre de réponse du directeur de Necker et un document de Contremoulins daté du mois de mai 1905. je vous propose la transcriptions ci dessous en forme de tableau dont j’ai ajouté deux colonnes, le délais en jour entre la date du bon, la réalisation et la réalisation et la restitution de l’épreuve. Ce document concerne le service de la Maternité des Enfants malades, hôpital jouxtant Necker.

N° plaques Loc Bon rx Remise délais d’exam délais de remise remarques
6519,17,18 genou 28/01/04 05/02/04 06/02/04 8 1  
6860, 6961 pièces anatomiques 22/03/04 25/03/04 26/03/04 3 1  
7270,7271 pied enf 4 jr 14/05/04 16/05/04 28/05/04 2 12  
7372 pièce anatomique 24/05/04 26/05/04 28/05/04 2 2  
7432 bassin 18 mois 09/05/04 31/05/04 01/06/04 22 1 cette malade a été refaite 2 fois et n’a pu être obtenue qu’en étant endormie (sur la demande de Mr Porak) par un externe du service du prof Guyon.
7440,54,55,56 mensuration 31/05/04 01/06/04   1   Le service prévenu plusieurs fois n’est pas venu chercher le résultat
7692 bassin 18 mois 28/06/04 28/06/04   0   Le service n’est jamais venu chercher l’épreuve.
10853 main enfant 11 jr 16/04/05 20/04/05 16/05/05 4 26 Le service n’étant pas venu chercher le résultat, l’épreuve a été remise à madame …… sage femme du service.

Ce document n’a pas grande valeur sur le plan statistique compte tenu du nombre d’observation qu’il nous propose, cependant, on y trouve des éléments qui résonnent encore de nos jours.

La première observation que je voudrais faire porte sur le numéro d’ordre des radiographies, en 1905 au mois de mai, Contremoulins a déjà exécuté pas loin de 11 000 expositions.

La seconde c’est la variabilité du délais d’exécution de la radiographie: soit dans la journée à 8 jours, les 22 jours sont a prendre avec recul compte tenu de la remarque. Radiographier pour un bassin un enfant de 18 mois a cette époque , compte tenu des temps de pose, tenait de la haute voltige. On s’aperçoit au décours de cette observation que l’on anesthésiait les enfants des lors que la demande en était faite par le chef de service et que l’acte d’anesthésie était pratiqué par un externe du service de chirurgie…

La troisième remarque concerne les délais de remise, aujourd’hui nous dirions les délais de compte rendu. Lorsque Contremoulins parle de remise , c’est la délivrance d’un tirage positif (épreuve) de la plaque que lui conserve dans ses casiers. Ce qui implique une exposition et un développement , temps supplémentaire, au moins égal à celui d’une interprétation et d’une frappe de texte ! Si il tient à peu prés le délais de 24 h, une fois il le dépasse allègrement, pourquoi ?

Enfin, dans 3 cas sur les huit proposés à votre sagacité le service demandeur se désintéresse totalement de l’affaire malgré des relances. Cela nous ramène de vieux souvenir de comportement de certain service clinique…..

En guise de conclusion, sur cette brève des archives, certes l’histoire n’est pas un recommencement, mais reconnaissons qu’il existe des invariants !

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Les pérégrinations de M. Ménard avant d’être nommé chef de service à Cochin en 1908

Maxime Ménard (né en 1872) avant d’être à la tête du service de radiologie de Cochin qui va être créé en 1908 dans la période d’extension au 13 laboratoires à évidement un passé dans la discipline.

On a une trace de son passage au laboratoire d’électrologie de la Charité de Régnier, avant d’être reçu externe en 1897, fin 1899 démissionne de l’externat après une peine disciplinaire (voir sa fiche d’extgerne) ,mais aussi et j’ai envie de dire surtout deux documentes trouvés dans les Cotes 9 l consacrées aux Hôpitaux. Le premier document date du 14 novembre 1900, soit en gros un an après la création officielle des 4 laboratoires centraux (pour mémoire, Necker, Baudelocque, Salpétriere, St Antoine), Méanrd a 28 ans !

Lettre à Mr le Dr Mapias directeur de l’Administration Générale de l’AssistancePublique

le 14 novembe 1900
Mr le directeur

j’ai l’honneur de solliciter de votre haute bienveillance l’autorisation d’installer un laboratoire de radiographie à l’hôpital Cochin;Mr les chefs de service ont bien voulu appuyer ma demande de leur signature.
Les titres qui m’autorisent , Monsieur le directeur à vous demander cette faveur sont trois années d’externat passé dans le service de radiographie de l’hôpital de Charité, les huit mois durant les quels j’ai été préparateur du laboratoire central de Necker; messieurs les chefs de services de l’hôpital Cochin se sont montrés satisfait des épreuves que je leur ai présentées aussi ont ils voulu me juger digne d’assurer le bon fonctionnement de ce service.

Cette lettre me pose deux problème dont l’un de chronologie.
En effet M.Ménard indique dans cette lettre qu’il apassé 3 ans d’externat dans le service de radiographie de la Charité tenu depuis 1896 par Régnier, Hors d’aprés sa fiche d’externe il est reçu au concours qu’en 1896 et son premier stage se déroule dans le service de Danois 0 St Louis. Et jamais dans cette fiche il ne passe par la Charité. Mystère. Ou une hypothèse: Nommé à St Louis, jeune élève en médecine se passionne t’il à la nouvelle technique et va, «  bénévolement » travailler à la Charité. Les source que je posséde ne me permettent aujourd’hui d’éclairer ce passage.

Et chose plus étonnante, il sera préparateur de G. Contremoulins ! Je doit dire que là, je suis surpris, comment ces deux hommes se sont supportés, quand on connait l’ombrageux G. Contremoulins. Cependant, une lettre bizarre de Ménard au directeur me revient à l’esprit, dénonçant Contremoulins comme ayant des « Mouches » dans les services ou opére les médecins afin de que celui puisse d »montrer que se ne sont pas eux qui font les radiographies.

Il demande une audience au directeur, celle ci n’a laissé aucune trace découverte a ce jour dans les archives. A cette époque il habite 5 rue de Copenhague.

Le deuxième document le concernant provient d’un rapport sur le service du Dr Rieffel à l’hôpital Trousseau en 1905 (cote 9 L 165).
Ménard travaille dans ce laboratoire pour y préparer sa thèse de médecine sur le Bassin.

>Rapport signé de Maxime Ménard chargé du laboratoire du Dr Rieffel.

Début de fonctionnement le 14 janvier 1905
4 salles dont une pour la chambre noire
Matériel :
1 transformateur de 35 cm d’étincelles
1 interrupteur de Gaiffe
1 ampoule Chabaud gd modèle
1 ampoule Muller
1 soupape Chabaud.

Activité

Nombre de radiographie du 14 01 au 2/12/1905 = 910 + 90 faites pour porak à la maternité

Plaques consommées

13*18 : 521
18*24 : 286
24*30 : 103
Total: 910

Soit sur une base de 300 jours ouvrables par an, une moyenne de 3 expositions par jour.

Son matériel est classique pour un laboratoire « privé » en effet ce laboratoire ne fait pas partie des Laboratoires Officiels, subventionné par la Ville de Paris , qui ne reconnaît que les laboratoires centraux. Encore une fois , on a la l’exemple classique de la diffusion , à la sauvage, des laboratoires dans les services de médecine, il faut peu d’équipement pour monter, dans un placard un laboratoire de chimie et ou de bactériologie, pour la radiologie, l’équipement coute un peu plus cher, mais beaucoup de médecin chef de service « détournerons des subventions de leurs laboratoires pour faire vivre un labo de radiologie.

Ce rapport d’ailleurs accompagne une lettre de Rieffel daté du 13/01/1906 au directeur demandant la prolongation des subventions passées l’année précédente.

Il a 33 ans quand il va devenir chef de service à Cochin, et médecin thésé que depuis un an !

Sacré bonhomme

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De la notion de pudeur à Boucicaut

Ou comment obtenir des agrandissements de service.

L’hôpital Boucicaut, du au don de Madame, est ouvert en 1897. On est a la veille de la découverte des Rayons X. Il ne sera équipé que lors de la deuxième vague de fondation en 1908. Son premier chef de service sera Aubourg.

Comme d’habitude la radiologie sera logé dans un placard  dans le bâtiment des consultations.

La circulation entre les différentes entités des consultation ne va pas être au top durant au moins les 4 premières années.

Deux documents retrouvé dans la cote 9 L 54  nous permettent de jeter un œil sur les conditions de vie dans cet hôpital dit moderne : C’est en effet un des premiers hôpitaux pavillonnaire qui sépare non seulement les sexes, la medecine de la chirurgie, mais aussi les infectieux des non infectieux dans des pavillons indépendants. Mais la radiologie va naitre peu de temps aprés l ‘ouverture, et elle sera logée dans le bâtiment dit des consultations, innovation. La salle de radiologie sera dans un bout de la consultation, et pour y accéder :

Extrait de la réunion des chefs de service en octobre 1912

” une cause permanente de scandale existe à la radiographie. Tous ceux qui s’y rendent sont astreint en effet de passer par la salle de spéculum et ainsi , pour examen,  comme pour les femmes soumise à un examen intime , toute pudeur est violée. Dans la salle trop étroite de la radiographie et dans le petit couloir qui y méne , hommes et femmes à demi nus, se coudoient , s’entassent. Le spectacle est Inconvenant, la promiscuité inévitable ../..

Cet argument sera repris dans la demande, faite au Conseil de surveillance, d’extension de la radiographie , mais un deuxième tout aussi important et d’ailleur plalcé en premiere ligne dans l’argumentaire:

Or , étant donné les services quotidiennement rendus et ceux que l’on peut encore obtenir, le moment parait venu d’adjoindre a la radiographie qui seule fonctionne actuellement un service nouveau d’electrothérapie. tous les chef de la maison y sont également intéressé et le nombreux malades du quartier en tireraient un bénéficie certain .

L’administration, ne va pas obtempérer à la première demande d’extension appuyée sur le seul argument de la pudeur, mais à la seconde demande où les deux arguments sont conjoint (Rapport de l’inspecteur, et va décider de maniere “temporaire” , en attendant la reconstruction de la radiologie dans un autre espace, d’allouer cette salle dite de spéculum, à l’électrologie.

Cependant, Dujarier est contre cette « dépossession ». Qui a vu un chef de service content de voir réduire son territoire …..

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Un Mythe s’écroule ?

J’ai toujours trouvé dans les diverses publications que  j’ai exploré ou lu, le fait princeps concernant les expériences sur les Rayons X en france, Oudin et Barthélémy comme les premiers à avoir refait avec succés lors de la communication du  20 janvier , les manips de Roentgen. Pourtant, en dépouillant les sommaires de la Revue Internationale d” Electrologie je suis tombé sur cet article dans le numéro  de l’année de fevrier 1896 page 240

C’est le 14 janvier, nous disait M. Seguy, que votre confrère, M. Wilfrid de Fonvielle, m’apportant un numéro d’un journal devienne qui donnait un long compte rendu des expériences de Rôntgen, m’engagea à les répéter aussitôt. Je me mis à l’oeuvre, et il me fut facile, grâce aux indications précises que le joural publiait, de réussir.
Quelques jours après, M. Oudin en avait connaissance; je le rencontrai, et il me demanda de lui prêter mon ballon de Crookes, pour renouveler les expériences au point de vue médical. Par un oubli, dont M. Oudin m’a manifesté le
regret dans une lettre, son nom et celui de M. Barthélémy furent seuls cités par . Poincaré à l’Académie des Sciences, alors que M. Oudin n’aurait pu rien faire sans mon appareil.
Justement, le même jour, M. Lippmann présentait en mon nom, à la même académie, un ballon de Crookes perfectionné, qui démontrait la réflexion possible des fameux rayons cathodiques, donnant une phosphorescence sans incandescence ni élévation de température.
Depuis, j’ai fait de nombreuses photographies, différentes quant au détail des conditions des premières qui ont produit une si vive sensation.
C’est ainsi que j’ai pris une montre et une chaîne à travers une plaque d’aluminium, une lime clouée derrière un mur. On a fait aussi la photographie d’un os qui était rongé d’une carie interne. L’épreuve a donné en blanc toutes les cellules que la carie avait envahies.

Je sais que M. Oudin, préoccupé surtout par le côté médieal de l’invention, a tenté la photographie d’un enfant porté encore dans les entrailles de sa mère. Les ésultats n’ont pas été concluants.
Mais c’est là un demi-échec, dû simplement aux tâtonnements forcés de la première heure. On sera, sans nul doute, plus heureux .une autre fois. Nous ne sommes qu’au début, et déjà nous pouvons prévoir que nous aurons
(.bientôt des photographies dé thorax. Mais, pour obtenir un tel résultat, il ne audra pas oublier, à mon sens, d’établir un champ de rayons cathodiques, c’est à-dire un large espace produit par plusieurs appareils en batterie. La force de énétration de ces rayons en ’sera considérablement, augmentée et nous aurons
des épreuves d’une plus grande précision

Si on comprend bien le sens du texte, c’est Séguy, qui fut le pionnier, préparateur en physique, ila vait sous la main , tout ce qui lui fallaitpour tenter l’expérience, Mais en fait c’est Bien à Oudin et Bathélémy que la radiologie Médicale doit son acte de naissance en France.
Quelque travaux de Séguy publiés aà L’académie des science visible sur Gallica
1897-04-05 G. Seguy, E. Quénisset Action des rayons X sur le coeur; T-124 p: 790
1897-04-12 Foveau de Courmelles,G. Seguy Expériences faites sur un nouvel appareil cathodique, générateur de rayons X et à plusieurs ampoules greffées sur un même circuit gazeux T-124 p:814
1897-10-26 Gaston Séguy Sur un nouveau procédé pour obtenir l’instantanéité en Radiographie T-125 p:602 l
1897-10-26 Gaston Séguy, Émile Gundelag Sur une nouvelle ampoulé bianodique à phosphorescence rouge T-125 p:602
1904-07-11 G. Séguy Relation entre la pression du gaz dans un tube à vide et la longueur d’étincelle; par M. T-139 128

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Du nouveau sur le site

Apres un longue période d’hibernation, du nouveau sur le site:

Mise  à jour de la table conseil de surveillance, travaux sur l’electrologie, de la table Cote , pour Beaujon, la Charité et Trousseau, un page pour E. Cally, et une nouvelle sources exploitée sur Gallica, la Revue Internationale d’ Electrothérapie. Ceci en guise de travaux de fin d’année ;)

Bonne et heureuse année 2010 !

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Une nouvelle page Portrait: E. Cally

Suite à la présentation de Jean Eric Lefévre sur l’ancêtre des Ingénieurs Biomédicaux, une nouvelle page vient de voir le jour dans la galerie de portrait des pionniers.

Le lien vers la page ICI

Vous y découvrir la liste des articles paru sur ce support, la présentation faite en novembre 2009 , il y a 100 ans, et la liste des cotes 9 L 6 et 7 qui concerne les travaux et actions de Cally de 1899 a 1920 date à laquelle j’ai arrêté cette recherche, il me fallait bien une borne…..

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Seasons greatings !